| Paris-Soir - 06 octobre 1925 |
Locarno, 5 octobre. La séance d'inauguration de la Conférence de Locarno était fixée à 11 heures. Avant de s'y rendre, M. Chamberlain ayant convoqué les représentants de la presse internationale, ceux-ci s'étaient rendus en foule à cette convocation.
M. Chamberlain prit d'abord prétexte du grand nombre de journalistes présents pour dire l'intérêt considérable que le monde entier attache à la Conférence.
« C'est en effet, affirma le représentant de la Grande-Bretagne, une partie importante qui se joue à Locarno, à partir de ce jour, une partie dont la paix est le prix. Le gouvernement, j'ose le dire, tous les gouvernements ici représentés, considèrent comme un événement heureux que nous ayons pu nous assembler dans cette ville ville autour d'une même table pour délibérer en commun et échanger franchement nos vues. Le monde entier a les yeux fixés sur nous, car tout le. monde a souffert des conséquences de la guerre..
La conférence qui s'ouvre aujourd'hui si on peut appeler conférence notre réunion, diffère de celles qui, depuis la guerre ont déjà mis en présence les Alliés et l'Allemagne. Jusqu'à présent, nous ne nous rencontrions que pour poser des conditions et formuler des demandes; aujourd'hui, nous délibérons sur un pied de complète égalité et en toute liberté et ceci nous donne de sérieux motifs d'espérer dans le succès de notre entreprise.
Sans doute, serait-il insensé de fonder de trop larges espoirs sur l'œuvre que nous entreprenons. D'autres efforts devront suivre celui que nous faisons aujourd'hui, mais l'étape de ce jour n'en est pas moins très importante. Les vues des Alliés ont été précédemment exposées et les juristes alliés et allemands ont pu préparer des textes qui constitueront la base de la présente négociation.
En tout cas, la Grande-Bretagne est venue à cette réunion, animée par le sincère désir d'oublier le passé et de porter ses regards vers l'avenir, afin d'éviter la répétition des horreurs que nous avons connues. Ce désir est partagé certainement par les autres délégations. Ne sommes-nous pas liés, au surplus, par un égal besoin de paix ? »
En terminant, M. Chamberlain a fait appel à la collaboration de la presse qui pourra, il l'espère du moins, enregistrer à Locarno de nouveaux progrès vers le rétablissement de la paix.
(Voir la suite en 3° page)
Aujourd'hui, pas de Conférence sur la paix à Locarno ou à l'ONU, juste des négociations pour la paix à Gaza : les délégations d’Israël et du Hamas en pourparlers à Charm el-Cheikh lieu symbolique de l'accord signé en 1999 entre Yasser Arafat représentant de l'autorité Palestinienne et Ehud Barak premier ministre d'Israêl. Le Memorandun de Char-El-Cheikh
