| L'Écho de Paris - 25 octobre 1925 |
Grecs et Bulgares continuent à se battre
La légation de Bulgarie nous communique l'information suivante :
On annonce de Sofia, à la dernière heure, que, malgré l'appel fait par la Bulgarie à la Société des Nations et l'exhortation que M. Briand a adressée à Athènes pour la cessation des opérations et l'évacuation du territoire occupé, l'artillerie grecque a bombardé, entre 10 et 11 heures ce matin, la ville ouverte de Petritch.
Plus de 150 obus ont été lancés sur cette ville, occasionnant des dégâts importants. La population, prise de panique, fuit devant les envahisseurs. Les tués et les blessés sont beaucoup plus nombreux que ne le laissaient supposer les premières nouvelles.
L'information d'Athènes, suivant laquelle la marche en avant des troupes grecques aurait été ordonnée pour forcer les Bulgares à évacuer un poste occupé en territoire grec, ne saurait être prise au sérieux, les gardes-frontière bulgares n'ayant à aucun moment franchi la frontière.
La Grèce accepte l'invitation de la S. D. N.
Athènes, 24 octobre. Le gouvernement a décidé en principe, conformément à l'invitation de M. Briand, de se faire représenter au conseil de la Société des Nations convoqué pour examiner le conflit gréco-bulgare.
C'est M. Carapanos, ministre de Grèce à Paris, qui a été désigné à cet effet. Le gouvernement grec enverra également à Paris un délégué militaire.
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