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Paris-Soir - 03 janvier 1926


v Paris soir 1926 01 03 Les écoles de la banlieue sont surpeuplées

LA FRÉQUENTATION SCOLAIRE
Les écoles du centre de Paris se vident
Mais celles de la banlieue sont surpeuplées

Les écoles de Paris se vident Comment, dira-t-on ? Chaque jour la province. envoie à la capitale ses plus jeunes hommes et les étrangers y affluent.
Si paradoxale qu'elle semble, la crise des élèves est cependant exacte. Mais elle n'est pas générale. Interrogez un directeur d'école dans le dix-huitième : «Une crise ? Je n'en sais rien. Mes classes sont pleines. Posez la même question dans le quatrième ; voilà ce que repond M. Roblín, directeur de l'école Saint Merri :
«Depuis un an, quatre écoles onl été supprimées dans l'arrondissement, deux écoles de garçons et deux de filles. Celle de la place des Vosges est en voie de disparaître. Il n'en reste, en fait, que deux celle de la rue des Archives et la mienne.
Pourquoi ?
» La question est complexe. Il y a d'abord eu la guerre; peu de naissances, exode des familles vers les hôpitaux ou les casernes où se trouvait le père, aucun apport étranger. Les effectifs de l'école Saint-Merri avaient diminué d'un tiers. Cependant, à partir de 1919, les naissances sont redevenues normales; notre école maternelle et le cours préparatoire sont, cette année, presque au niveau de 1914. Là n'est plus la grande cause de «disette».
» Remarquez d'abord que la periphérie, 18, 19, 20°, 15° et même 14° arrondissements, ne manque pas d'élèves, au contraire. C'est qu'il y a de la place pour élever les enfants; des maisons neuves, des cités ouvrières. Dans le centre, un grand nombre de quartiers ne sont qu'un amas de taudis, on évacue et on abat tout ce qui est insalubre, mais, à la place des logements, les propriétaires élèvent des immeubles industriels; il n'y a plus de locataires, donc plus d'enfants. L'évacuation d'un immeuble de 1 rue Geoffroy-Langevin nous a privés de dix huit élèves; celle d'une maison de la rue Saint-Merri, de près d'une dizaine. Et cembien d'autres maisons vont être abattues !
Mais les étrangers ?
»Les étrangers qui s'expatrient n'ont généralement pas d'enfants, et, comme ils sont mal logés, ils n'ont guèra envie d'en faire.
» Ajoutez à toutes ces raisons de dépeuplement que l'Office public d'Hygiène Sociale favorise l'exode des familles vers la banlieue et la province. La banlieue est surchargée à Vitry, à Ivry il y a 80 lèves par classe. A Dugny, commune de lotissements, l'école, qui n'avait que deux classes, il y a dix ans, a maintenant assez d'élèves pour en avoir huit,

Scolarité en France (le site de l'Unicef)


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