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Le Gaulois - 14 février 1926


« C'étaient, a-t-il dit, des lettres annuelles qui traitaient de souvenirs de guerre et de liens de famille. Je lui envoyai récemment un exemplaire du tableau de la guerre établi par l'institut cartographique de Budapest accompagné d'une lettre amicale. C'est cette lettre que j'ai dictée à Raba. Je n'ai jamais rien écrit à Seeckt sur l'affaire des billets. Je sais que Géroé était en rapport avec l'institut cartographique de Munich où il commandait des cartes en relief ou des matières premières pour la fabrication de ces cartes.» Je sais aussi que notre Institut cartographique a commandé à celui de Munich une quantité considérable de papier.
» Avant le départ de Raba pour l'Allemagne, je lui ordonnai de prendre des instructions précises auprès de Géroé. Il est probable que Géroé lui procura des lettres pour des personnes de Munich que je ne connais pas trop. J'ignore si le matériel acheté est en rapport avec l'Institut de Munich. Je n'écrivis pas aux personnes dont parle Raba et n'ai aucun rapport avec elles. Il est faux que Raba m'ait apporté une lettre de ces personnes. Je sais qu'il en apporta à Géroé, dont peut-être quelqu'une provenant de l'Institut cartographique de Munich. Je sais que le matériel pour la fabrication du papier a été en partie apporté d'Allemagne par Raba, mais la majeure partie l'a été par le chemin de fer. Je sais la provenance de tout le matériel pour la fabrication du papier, mais je refuse de la dévoiler. Je refuse également de parler du voyage de Géroé et de Raba à Cologne et de dire ce q qu'ils y firent. Le secret de la fabrication du papier vient effectivement d'Allemagne où j'obtins le secret des procédés de trempage. Je refuse de dire de qui.
» Aussitôt en possession de ces procédés, je m'adressai à Schultze et à Géroé. Je refuse de dire par quel intermédiaire.
» Schultze et un autre Allemand, que je refuse de faire connaître, me révélèrent que l'outillage de l'Institut cartographique permettrait de réaliser le travail.
» Un autre Allemand quitta la Hongrie, après trois jours, et Schultze, après trois semaines; ce dernier, après avoir expérimenté les clichés à l'Institut. Vu les exigences pécuniaires de Schultze, je le congédiai avec une indemnité. C'est pourquoi il partit si rapidement.
» Après le départ de Schultze, Géroé prit la direction technique de l'affaire, et je m'occupai seulement de la partie financière. D'autres personnes la financèrent aussi. Je refuse de les nommer, je refuse de dire comment j'entrai en rapports avec l'Institut.
» Ludendorff et les généraux mentionnés dans la déclaration de Raba n'ont rien à faire avec la falsification.»

Nadossy a fait la déposition suivante: «J'ignore la question des relations avec l'Allemagne. Après la découverte de l'affaire, j'ai parlé avec Windischgraetz d'éviter que l'Institut y soit mêlé. Raba a pu entendre cela, mais je nie qu'on ait parlé de faire disparaître les relations avec l'Allemagne.»

Le communiqué officiel de la commission d'enquête
Budapest, 13 février. La commission d'enquête parlementaire a siégé aujourd'hui de 11 heures à 15 heures. Elle a fixé le programme de son travail ultérieur.
La commission a fait savoir avant-hier au parquet, par la voie du ministre, qu'elle pourrait entendre Nadossy, Kurz et Geroe. Le parquet a informé hier la commission par écrit que les trois accusés avaient déclaré qu'ils ne désirent pas comparaître devant la commission.

Dans la séance d'aujourd'hui, on a proposé de faire amener lesdits accusés par la voie du ministère de la justice et du parquet, en employant les moyens coercitifs. On a proposé aussi que les autorités supérieures donnent l'ordre aux accusés comme fonctionnaires publics, de comparaître devant la commission, En répétant ces propositions, la commission a oublié que ces nouvelles mesures ne peuvent pas être prises, car elle n'a pas le droit de citation et conséquemment elle ne peut pas employer de mesures coercitives contre les accusés. La séance a été renvoyée à mardi 17 heures.


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