| Paris-Soir - 14 février 1926 |
EN ANGLETERRE
Une tradition parlementaire anglaise qui disparaît
LES MINISTRES NE DEVRONT PLUS SOLLICITER LEUR REELECTION
Londres, 13 février. La Chambre des Communes a consacré sa séance d'aujourd'hui à la discussion, en deuxième lecture, d'un projet de loi privé tendant à faire disparaître la nécessité qu'il y a, pour un homme politique auquel on vient d'offrir un poste dans le gouvernement, de se soumettre à la réélection.
L'auteur du projet a expliqué que, bien souvent, le premier ministre britannique s'était vu dans l'obligation de se priver des services d'un homme d'Etat capable, parce que celui-ci, lors des dernières élections, n'avait élé élu qu'à une très faible majorité et que le chef du gouvernement ne voulait pas courir le risque d'offrir un portefeuille à un député qui ne serait peut-être pas réélu et, par conséquent, ne pourrait remplir ses fonctions de ministre.
Le Premier ministre s'est déclaré en faveur de l'adoption du projet déposé par le député conservateur et a fait ressortir qu'il n'y avait pas de doute que, dans le passé, des hommes adınirablement qualifiés n'avaient pu être renommés ministres par crainte qu'ils ne soient pas réélus dans une élection partielle.
Après un long débat, le projet de loi fut adopté.
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