| La Lanterne - 21 février 1926 |
Pas deux justices
Hier, au Crystal-Palace, sous les auspices du Club du Faubourg, notre ardent confrère M. Meunier, directeur du Cri de Lyon, a fait une brillante conférence sur « le scandale de Lyon ». Devant un public dès l'abord attentif et bientôt passionné, il évoqua le mystère de l'affaire Gillet-Seux et posa la question souvent imprimée ici-même : « Y a-t-il une justice pour les riches et une justice pour les pauvres ? ».
Nous ne suivrons pas le conférencier dans le détail de ce drame. La justice seule, au surplus, peut les apprécier, puisque les magistrats seuls connaissent le dossier.
Cependant, des incorrections graves ont été commises au cours de l'information. La Ligue des Droits de l'Homme, tout comme notre confrère lyonnais, les a dénoncées. Il faut donc le dire et le redire sans lassitude : l'opinion française trouverait intolérable qu'il y eût, dans le pays des Droits de l'Homme, une justice pour les milliardaires et une autre pour les jardiniers.
La même pour tous, telle est la loi. C'est encore la volonté du peuple. Il faudrait plaindre qui n'en tiendrait pas compte.
| retour 21 février 1926 |







































































