| L’Éclaireur du Dimanche - 03 mai 1925 |
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Depuis plus d'un an déjà fonctionne, dans une des vitrines de L’Éclaireur de Nice, une pendule électrique spéciale et unique, qui, grâce à un dispositif spécial des plus ingénieux, permet à ce compteur du temps de conserver l'heure à la seconde d'une façon journalière. Nous ne pouvons donner ici une description détaillée de cet appareil remarquable, qui est l'œuvre de M. Antony Jacques, l'habile horloger de l'avenue Georges-Clemenceau. Qu'il nous suffise de rappeler à nos lecteurs que tous les matins, l'été à 11 h. 45, et l'hiver à 10 h. 45 exactement, l'heure officielle de l'Observatoire de Paris est enregistrée sur notre pendule de la façon suivante : A 11 h. 44' 45", la grande aiguille de la pendule fait un saut de 15 secondes et attend le « Top» envoyé de la Tour Eiffel, pour repartir à 11 h 45 exactement; pendant cette période d'attente, toute la pendule s'illumine, et au départ de l'heure une cloche synchronisée retentit, donnant aussi au son l'heure juste. Notre photographie représente l'inventeur et son fils, M. Georges Jacques, à l’écoute du poste de T.S.F. installé dans leur magasin, rue Clemenceau. Le «Top» réglementaire est envoyé à la pendule de L’Éclaireur par une ligne aérienne spéciale, qui sert d'union entre la Tour Eiffel et L’Éclaireur de Nice. Et un siècle plus tard : Allouis : l'émetteur reste le maître des horloges, il continuera d'émettre l'heure légale en France pour dix ans. Pas moins de 200.000 récepteurs en France sont synchronisés sur cette heure légale. Cela concerne les transports, trains et avions, mais aussi le déclenchement de l'éclairage public ou même l'heure sur les horodateurs.
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| Retour 03 mai 1925 |







































































