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Le Provençal de Paris - 03 mai 1925


A travers la Presse

LA LIGNE NICE-CONI

M. Humbert Ricolfi, député des Alpes-Maritimes, a publié, dans l'Essor Niçois, un article très documenté sur cette ligne de Nice à Coni dont on parle depuis si longtemps. Détachons-en le passage ci-dessous qui donne des précisions peu connues :

La ligne devait être achevée en 1914. Elle fut terminée, du côté italien, en 1915. Du côté français, la guerre interrompit presque totalement les travaux que menaient activement les entreprises Orizel, Mercier, Borie et Gianotti. Après 1919, le projet fut repris. La situation financière créait de nouvelles difficultés et plusieurs interventions énergiques furent nécessaires pour obtenir le maintien des crédits indispensables,notamment dans le budget de 1923.

Au 31 décembre 1924, 344 millions ont déjà été dépensés. Les dépenses à prévoir sont encore de 90 millions, ainsi répartis : 29 pour 1925; 35 pour 1926 et 26 pour 1927. La Compagnie P.L.M. prévoit la mise en service pour la fin de l'année 1927.

Les travaux concernant les bâtiments des gares de Saint-Roch (celle-ci déjà ouverte au trafic), de Breil et de Fontan, viennent d'être mis en adjudication. La ligne (208 kilomètres), a 58 kilomètres sur le territoire français et est divisée en deux sections : Nice-Sospel, Sospel à la frontière.

De Nice à Sospel, la voie emprunte la vallée du Paillon jusqu'à l'Escarène, s'engage dans le long tunnel de Braus, le plus long de France avec 5.939 mètres, débouche dans la vallée de la Bevera et arrive à Sospel. A partir de Sospel, elle descend la vallée de la Bevera, s'engage dans le souterrain de Grazian, dont le milieu est en Italie et les deux extrémités en France, débouche dans la vallée de la Roha, où elle rejoint le tronçon Breil-Vintimille. La ligne traverse ensuite la vallée, arrive à Fontan, Saorge, et atteint la frontière à quatre kilomètres de San Dalmazzo.

Pour qui connaît la région, ce simple énoncé donnera une idée des difficultés inouïes que les ingénieurs ont rencontrées. Sur le parcours français de 58 kilomètres, se succèdent 41 tunnels, ayant une longueur totale de 21 kilomètres 500 et 62 points ou viaducs ayant une longueur totale de 1.920 mètres. Les plus remarquables ouvrages d'art, dus notamment à MM. Sejourné et Martinet, sont les tunnels de Braus et de Grazian. Le viaduc de l'Escarène, qui franchit 220 mètres, par 11 arches à 40 mètres au-dessus de la vallée; le viaduc Bancao; le pont de Saorge, qui franchit d'une seule arche de 40 mètres, la vallée profonde de 60 mètres, le pont du Scarassoui, qui franchit la Roya par un viaduc de 3 arches de 48, de 13 et de 11 mètres.

Le dernier tronçon de la ligne Breil-Nice doit être achevé le plus rapidement possible pour ne pas avoir à subir la concurrence du tronçon italien Breil-Vintimille. Les communications avec le Piémont sont actuellement assurées par la ligne de Modane et Mont-Cenis, longue et souvent submergée.

Provençal de Paris 1925 05 03 - la ligne de chemin de fer de Nice à Coni

La "ligne de Tende" composée de la ligne de Nice à Breil-sur-Roya, la ligne de Coni à Vintimille

Et près d’un siècle plus tard Le train des Merveilles arrêté pour travaux, comment accéder à la vallée de la Roya ?

Et pas de chance, installé après la tempête Alex, le réseau de communication d’urgence de Breil-sur-Roya a été volé
Sébastien Olharan maire de Breil sur Roya 06Arthur Rey maire de Breil sur Royat en 1925

Breil-sur-Roya dans les Alpes-Maritimes


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