| Le Funi - 03 mai 1925 |
|
A COUPS DE CISEAUX… VICTOR HUGO ET LE CAFÉ Vous connaissez, n'est-ce pas, ces vers de l'abbé Delille : "Il est une liqueur au poète bien chère, Que Virgile ignorait et qu'adorait Voltaire." Victor Hugo partageait, sur ce point, les goûts de Voltaire. Mais il aimait non seulement le café nature, mais plus encore le café naturel et ne souffrait aucune addition de chicorée ou d'autres ersatz. - C'est vraiment tout ce que vous avez comme chicorée ? - C'est tout, vraiment, - Bien. Maintenant, faites-moi un bon café ! L'Elbeuvien. CHASSE RÉSERVÉE Sur les barrières de la gare d'Aigues-Vives. un avis informe le public que Ia chasse est interdite à l'intérieur de la gare. C'était, parait-il, une occupation passionnante... mais assez dangereuse pour le voisinage, car les plombs se dispersaient parfois hors de la zone ratière ! Il a donc fallu mettre un terme à ce sport local L'Observateur. LE CHIRURGIEN FÉLON Un fait extrêmement grave vient de se produire à l'hôpital Beaujon. Une jeune femme de Creil, de condition modeste, avait été adressée au docteur S... par un médecin local, son état nécessitant une opération chirurgicale immédiate. Le docteur S... l'admit dans son service et lui réclama une somme de 1.200 francs pour l'opération. La malade demanda un rabais. Le docteur S... transigea à 1.100. C'était, bien entendu, à titre personnel et contrairement à la loi qu'il exigeait cette somme, les frais d'hospitalisation, perçus régulièrement par l'Assistance publique, devant venir en sus. Les faits furent rapportés au docteur Mourier, directeur de l'Assistance publique, qui chargea aussitôt un inspecteur d'ouvrir une enquête. Celle-ci fut probante, le cas de la malade de Creil n'était pas unique. Le docteur S... fut mis, par M. Mourier, en demeure de démissionner, ce qu'il fit sur-le-champ. Le docteur Monnod le remplace désormais à Beaujon. On ne peut qu'approuver la rapidité avec laquelle M. Mourier a pris sa décision. Mais la sanction qui frappe le docteur S... est-elle suffisante? Il est permis d'en douter. Le docteur S... n'a pas seulement manqué au contrat qui le liait à l'A. P. Il a escroqué des malheureux en leur faisant croire que l'opération nécessitée par leur état ne serait pratiquée que contre espèces. Il a profité de leur misère physiologique pour se livrer au plus immonde des chantages. L'action administrative s'est exercée. Parfait ! Mais pour le bon renom de la corporation à laquelle le docteur S... a l'honneur immérité d'appartenir, l'action pénale semble maintenant s'imposer. M. D. Le Journal municipal. ![]() |
| Retour 03 mai 1925 |







































































