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ECHOS
Un ane qui reçoit un certificat de bonne vie et mœurs.
Voilà un fait qui pourrait relever des journaux humoristiques. Il est pourtant arrivé, et vous pouvez en lire aujourd'hui dans le Funi à l'Histoire des Environs de Paris, en 4 page, les péripéties amusantes autant qu'inattendues.
Des rues qui ont besoin d'être repavées. La rue Fessart est bien mal entretenue. Le pavage y est défectueux à tel point que M. Fiancette, conseiller municipal du quatier du Combat, en a demandé la réfection. Cette demande, que l'admnistration va examiner ne peut que recevoir un avis favorable et les habitants auront bientôt, nous l'espérons, la satisfaction de voir la rue Fessart remise prochainement en bon état. Citons aussi la rue Jouye-Rouve, dont le pavage capricieux fait songer aux manèges de Montagnes-Russes. Du reste cette rue est livrée depuis plus d'un mois à la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité qui se fait un vrai plaisir de prolonger les travaux. Que dire aussi de cette inénarrable rue Lesage qu'on «retape» environ 15 fois par an et qui, malgré cela, est plutôt dans un état désespéré. Un syndicat facétieux a fait ranger symétriquement une trentaine de pavés à 20 centimètres du trottoir le long du caniveau. On se demande pourquoi. Espérons que M. Luquet, en signe de joyeux avènement s'occupera un peu de tout ce coin de Belleville qui est un peu par trop oublié.
L'heure aux Buttes, s. v. p. Les Buttes-Chaumont sont, en ce début de belle saison, le rendez-vous de nombreuses mères de famille. Beaucoup d'elles s'installent près de la petit pyramide de bronze laquelle comporte ou plutôt devrait comporter un baromètre et une horloge. Le baromètre existe encore bien qu'il ne soit point réglé avec l'altitude du lieu. Quant à l'horloge, qui, durant des années, eut ses aiguilles immobiles, a fini, elle, par disparaître tout à fait. Non seulement c'est vilain, mais c'est gênant pour le mamans qui ont besoin de connaître l'heure afin d'aller préparer le souper.
Tous les véhicules doivent avoir un frein. La préfecture de police rappelle aux propriétaires de tous véhicules, qu'aux termes de l'article 40 de l'ordonnance du 15 mars 1925, tous les véhicules circulant dans le ressort de la préfecture de police, à l'exception des voitures à bras, doivent être munis d'un frein ou d'un dispositif d'enrayage à manœuvre rapide, placé à portée du conducteur, et d'une puissance suffisante pour obtenir l'arrêt dans un temps très court. D'autre part, l'article 149 de ladite ordonnance rend obligatoire pour les véhicules affectés à un service de transport en commun non exclusivement urbain, l'emploi d'un appareil indicateur de vitesse placé en vue du conducteur et autant que possible des voyageurs. Des délais d'un an pour l'application des dispositions de l'article 40 et de six mois pour celle des dispositions de l'article 149 sont accordés aux intéressés à dater de la mise en vigueur de l'ordonnance précitée.
Le Fort Monjol" va se transformer. Par arrêté du préfet de la Seine il est enjoint aux propriétaires de la rue Monjol et du passage des Mauxins, voies privées du 19° arrondissement d'avoir à se constituer en syndicat à l'effet de faire procéder dans les dites voies à divers travaux d'assainissement. D'autre part, M. Bastard, 12 bis, rue Clovis-Hugues a été nommé syndic du syndicat des propriétaires de la rue Clovis-Hugues, voie privée du 19ème. En ce qui concerne la rue Monjol, le besoin s'en faisait particulièrement sentir.
L'agent qui a arrêté le roi.. Un jour passant par Bayonne, un fougueux automobiliste fut arrêté par un sergent de ville qui dressa froidement contravention. Comment vous appelez-vous et «dans quoi que vous grattez»? demanda gravement l'agent Pelourgeat à l'automobiliste, qui avait pris la place du chauffeur au volant. - Alfonso, lui fut-il répondu. C'est pas un nom, ça, riposta l'agent en s'apprêtant à inscrire sur son carnet. Et pointant vers le contrevenant un crayon menaçant. - Répondez clairement. Alfonso.. quoi? Alphonso... qui? Alphonso... Rey, si vous voulez. Alors, vous vous appelez M. Rey Alphonse? Les passants s'amassaient et le brave agent devint plutôt cramoisi en entendant dans la foule des exclamations amusées : «C'est le roi ! C'est Alphonse XIII» Mais Alphonse XIII n'a pas de rancune. Mi-narquois, mi-sérieux, il tendit la main à l'agent: Adios, alguazil, dit-il, en remettant le moteur en marche. Et, depuis, l'agent Pelourgeat est célèbre à Bayonne comme étant «l'homme qui a arrêté le roi».
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