Revue de la Presse
LE PACTE DE SECURITE
l'Observer
Après l'accord Briand-Chamberlain, tous les espoirs se fondent sur une conférence à laquelle les nations intéressées participeront sur le pied d'égalité. Dans cette éventualité, ou bien il y aura des accords, et par conséquent pas de pacte, ou bien il sera conclu un pacte approuvé également par la France et l'Allemagne. Dans ce dernier cas, nous approcherions du but le plus élevé que puisse atteindre la politique européenne. La sécurité prépare la voie à la réconciliation et la réconciliation à
son tour est la seule véritable sécurité.
La collaboration amicale de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne n'est pas seulement à considérer comme l'expression d'un vague sentiment de bienveillance réciproque, elle est la condition pratique de la stabilité et une nécessité qui s'impose également aux nations occidentales. Aucune autre combinaison imaginable ne pourrait, au point de vue de la conflance et de la prospérité en Europe, jouer le même rôle que le groupement des trois nations poursuivant des buts eommuns au sein de la Société des nations.
LES DETTES INTERALLIÉES Gaulois (M. René Lara).
Seul, l'accord entre Londres, Paris, Bruxelles et Rome permettra de faire comprendre à Washington l'impossibilité matérielle et morale qu'il y a à exiger de l'Europe de lourdes annuités, alors que l'Amérique détient les trois quarts de l'or en circulation, ou plutôt en non circulation du globe; qu'elle reste l'exportatrice inévitable du blé indispensable à l'Europe, et qu'elle oppose aux importations européennes d'infranchissables barrières de tarifs douaniers.
Il est donc du plus évident intérêt que les Etats européens débiteurs de l'Amérique s'entendent entre eux s'ils veulent essayer d'obtenir des Etats-Unis un traitement moins rigoureux.