LA QUESTION DES DETTES
Les États-Unis et la Belgique restent en désaccord
Le président Coolidge confère avec ses ministres
Le différend qui a surgi entre la Belgique et l'Amérique au sujet de la dette de guerre, n'est toujours pas réglé. Le cabinet de Bruxelles qui s'était réuni jeudi extraordinairement et qui a examiné les conditions du litige, avait envoyé des instructions complémentaires à M. Theunis, chef de la mission belge à Washington..
La conférence des délégués belges et américains devait, pensait-on, reprendre vendredi la discussion. Mais elle n'a siégé que quelques minutes, décidant brusquement de s'ajourner à mardi. Dans l'intervalle, le secrétaire d'Etat au Trésor, M. Mellon, et le sénateur Red Smoot, président du comité sénatorial des recours, seront les hôtes du président Coolidge, qui réside à Plymouth dans le Vermon. Ils lui soumettront les propositions de la Belgique.
On dit qu'un délégué belge ayant insisté auprès du secrétaire d'Etat au Commerce, M. Hoover, pour que l'Union abaissât au-dessous de 4% le taux d'intérêt et d'amortissement qu'elle exige, à reçu une réponse négative.
De fait, si l'on espère encore en la possibilité d'un arrangement, la situation demeure quelque peu tendue. Tout dépend de la décision que prendra le président Coolidge, dont le pouvoir en la matière est toutefois fort restreint.