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Le Petit Journal illustré - 23 août 1925

Le Petit journal illustré 1925 08 23 art 02 Paris lété 2Le Petit journal illustré 1925 08 23 Page 12 - Paris l'été

Paris l'été

CEUX qui visitent Paris connaissent, comme les Parisiens, ces charmeurs d'oiseaux qui, dans les jardins de la capitale, réunissent autour d'eux tout un peuple ailé, distribuent, miette à miette, du pain et deviennent à ce point leurs amis que ces oiseaux peu farouches, se posent sur la tête, les épaules ou les bras de leurs pourvoyeurs.
C'est une de ces scènes charmantes que représente notre gravure Elle se passe au jardin du Luxembourg, dont on aperçoit, dans le fond, le Palais, siège du Sénat.
Mais la scène n'est pas moins fréquente dans les autres jardins de Paris. La capitale, en effet contrairement à ce que pourraient croire ceux qui ne la connaissent pas, ne manque ni d'arbres, ni de bosquets, ni de pelouses, ni de fleurs, le tout merveilleusement entretenu.
Avant 1855, il n'existait d'autres jardins publics que la partie des Tuileries comprise entre les grilles et la place de la Concorde, le Palais- Royal, le Luxembourg et le Jardin des Plantes. Mais le succès obtenu par la transformation du Bois de Boulogne en parc d'agrément, décida la fondation de jardins municipaux. La tour Saint-Jacques, le marché des Innocents, la place des Arts-et-Métiers furent plantés tout d'abord. Puis vint la transformation du Bois de Vincennes, celle de l'ancien gibet de Montfaucon devenu le parc Montsouris, la mise en valeur du parc Monceau, dessiné en 1778 pour le duc d'Orléans, la plantation de Montsouris, l'ouverture successives des squares de quartier, multipliant partout les asiles d'ombre et de fraîcheur.
Tout cela constitue à la Ville de Paris un domaine horticole de quelque importance. Les 90.000 arbres qui le peuplent sans compter ceux des berges, ne feraient-ils pas, à eux seuls, une jolie forêt ? Quant aux fleurs ornant les pelouses municipales, elles représentent un bouquet de forte taille. Elles sont renouvelées trois fois par an et soignées, chaque jour, par un per- sonnel de jardiniers qui comprend plus de 350 ouvriers guidés par des surveillants et des jardiniers-chefs.
Par ailleurs, la Ville de Paris entretient des réserves culturales, comme la pépinière de Boulogne, où se trouvent rosiers et arbres verts, celle de Longchamp, celle du Parc des Princes, où l'on prend les arbres d'alignement, enfin l'établissement d'Auteuil, vaste parc de neuf hectares, où se préparent toutes les plantes destinées è l'ornement des jardins et des promenades.
Les Parisiens qui restent chez eux l'été ne manqueront jamais, on le voit, de verdure ni de fleurs.

Gérard Larcher président du Sénat 2025

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