Une singulière démarche de M. Krassine
A la suite des incidents du 9 août et de l'expulsion de deux communistes géorgiens, l'organe attitré de l'ambassade des Soviets en France, le Parijski Vestnik (Le Messager de Paris), ne se contenta pas de donner de la manifestation un compte rendu exagéré, mais il le fit suivre d'un commentaire injurieux pour la justice française.
M. Krassine, de son côté, a avisé le gouvernement de Moscou et la Tchéka de Tifis des incidents du café Voltaire et demandé que des représailles soient exercées contre les familles des jeunes émigrés anticommunistes qui ayaient pris part à la manifestation.
On imagine l'émotion causée par une sembla- ble nouvelle dans la colonie géorgienne de Pa- ris, qui, pour donner tout son sens à ce mot de représailles », n'a qu'à se souvenir des 7.000 Géorgiens, hommes, femmes et enfants, mis à mort, d'ordre du gouvernement que repré- sente M. Krassine.