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L'Œuvre - 04 octobre 1925


LOeuvre 1925 10 04 Regrets sur les negocitions non abouties

APRÈS LES NÉGOCIATIONS DE WASHINGTON

M. Coolidge regrette qu'un accord
n'ait pu être conclu

Washington, 3 octobre. - A la Maison Blanche, on déclare que le président Coolidge n'a rien à ajouter aux déclarations officielles sinon qu'il n'y a pas de rupture des négociations mais seulement un ajournement et qu'il est regrettable que l'on n'ait pu arriver à un accord complet.
Les décisions américaines ont été prises à l'unanimité des voix et on ne pense pas qu'il y a eu rupture à cause d'une indiscrétion française. Aucune information publiée par les journaux n'aurait pu avoir une influence quelconque sur la commission américaine ou le président Coolidge.
Ce dernier regrette plus que personne que l'on ne soit pas arrivé à une entente, mais il espère qu'au cours des cinq prochaines années, la situation de la France s'améliorera suffisamment pour qu'un accord puisse intervenir.

Le sénateur Borah est satisfait
Le sénateur Borah a exprimé des regrets de ce que l'accord franco-américain n'ait pu être conclu. Mais il a ajouté qu'à son avis la France seule aurait fait une bonne affaire et qu'au fond il préférait encore que l'on n'ait rien signé plutôt que d'avoir accepté les « ridicules propositions » françaises.

Une allocution de M. Myron T. Herrick
A la fin du dîner donné hier soir à New- York à M. Caillaux par le Lotus Club, association importante formée d'industriels et de personnalités du monde intellectuel, M. Murray Butler et le président du club prirent la parole.
M. Myron T. Herrick, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, exprima son opinion selon laquelle un règlement des difficultés financières franco-américaines est proche :
Aucune question d'argent, de politique ou de propagande, dit-il en terminant, ne détruira ce que le sang des jeunes soldats français et des jeunes soldats américains a pu sceller.
M. Caillaux répondit à cette allocution. Il se contenta de faire appel à la compréhension et à la sympathie américaines pour la solution du problème des dettes.


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