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La Presse - 06 décembre 1925


La Presse 1925 12 06 01 démission du cabinet Luther

La Démission du Cabinet
Luther-Stresemann

C'est aujourd'hui que M, Luther a remis sa démission du Cabinet qu'il préside entre les mains du maréchal von Hindenburg. Le chancelier, avant de partir pour Londres, avait annoncé la décision qu'il prendrait. Qui lui succédera ?
Un cabinet de grande coalition sans doute, dont seront exclus les nationalistes. Nous aurons, paraît-il, un ministère «locarniste», que présidera encore M. Luther. La chose est entendue avec Hindenburg.
Le chancelier d'hier est «locarniste» comme on sait, M. Stresemann aussi, et on croit que M. Stresemann restera à son poste des Affaires étrangères. Il vient de se faire interviewer par un grand nombre de journalistes et, bien entendu, il a vanté les bienfaits du nouveau traité qui fait rentrer l'Allemagne dans ce qu'on est convenu d'appeler le concert européen ! Le Reich va-t-il lui apporter une période de calme, de sécurité et de paix? Il est permis d'être sceptique à cet égard..
La Société des Nations, qui va ouvrir ses portes, au début de l'année prochaine, à la puissance qui a déchaîné sur le monde entier la plus affreuse, la plus abominable des guerres, verra à l'œuvre dans quelques mois, les délégués de l'Allemagne. M, Luther et M. Stresemann, d'accord avec l'unanimité du Reich, n'ont pas caché ce qu'ils voulaient obtenir. Ils ne veulent plus être soumis à la loi du Traité de Versailles. Avant tout, ils réclament maintenant l'abandon par la France de ses derniers gages, Il nous faudra, si on leur cède, quitter la deuxième et la troisième zone rhénanes, avant les dates fixées par le traité de paix. Voilà les perspectives qui nous sont offertes pour demain.
Il y aura aussi la question du désarmement qui sera agitée. MM. Luther et Streseman ont commencé d'en parler à Londres. Voilà comment ces messieurs comprennent la solidarité européenne.

M. L.


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