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La Presse - 20 décembre 1925


La Presse 1925 12 20 02  le glaneur - L'Or du Rhin n'est pas seulement une légende

Est-ce une nouvelle conquête du féminisme?

A Londres, les femmes viennent d'adopter une profession, dont le nom semblait impliquer qu'elles en seraient à jamais exclues: il s'agit de la corporation des «hommes-sandwiches».
On a donc vu, l'autre jour, dans West-End, une théorie de jeunes femmes, qui renovaient un genre de publicité devenu désuet.
Autant que permettent d'en juger les photographies publiées par les journaux anglais, ces jeunes femmes étaient, par surcroit, jolies et et gracieuses. Aussi leur succès a-t-il été des plus vifs.
Et comment les passants eussent-ils pu refuser les prospectus que leur offraient, avec un sourire aimable, des personnes aussi charmantes ?

 

L'Or du Rhin n'est pas seulement une légende, mise en musique par Richard Wagner.
Le Rhin est un fleuve qui, de toute antiquité, a roulé de l'or. D'après le professeur Hobar, chimiste du Kaiser Wilhelm Institut, ses eaux, dans une année, drainent au moins deux cents kilos d'or.
Ce n'est pas le seul cours d'eau dans lequel on puisse découvrir des scintillantes pépites.
Les Gaulois, déjà, tamisaient le sable de nos rivières et savaient en retirer l'or.
C'est ainsi que Besançon avait été surnommé «Chrysopolis» (ville d'or) à cause des sables du Doubs, riches en précieux métal. Au Moyen Age, leur exploitation était encore affermée.
La Garonne était dans le même cas, et les «orpailleurs» de Toulouse gagnaient leur vie à remuer les sables du fleuve, contenant de petites paillettes.
Tout permet de supposer que la Garonne et le Doubs continuent à rouler de l'or, mais en si faible quantité que personne ne songe plus à reprendre un métier dont se contentaient nos pères en un temps où la vie chère ne sévissait pas comme aujourd'hui.
Le mois de décembre est bien inclément.

Ne nous plaignons pas trop, cependant du temps affreux que nous subissons !
Pour le trouver supportable, il suffit de le comparer à celui qui sévissait, il y a un siècle exactement et dont les journaux de décembre 1825 étaient unanimes à dire qu'il désolait la France.
Voici ce qu'ils publiaient :
«On écrit de Lyon que la Saône, le 10 de ce mois, couvrait entièrement le quai Saint-Antoine; de Dijon, que seuls les points les plus élevés du département de la Côte-d'Or ont été exempts d'inondations? «A la suite des pluies torrentielles qui ont duré un mois, le plus petit ruisseau est devenu torrent et a quitté son lit les chemins ont été coupés et on a de la peine à sauver le bétail; la plupart des ponts ont été emportés par les flots; mais aucune commune ne paraît avoir autant souffert que celle de Rouvres entièrement submergée et qui a dû être abandonnée des habitants.

Micropia     


Retour 20 décembre 1925
Il est une loge de concierge qui ne désemplit pas.

Elle est située rue Monge. Sur une plaque, apposée à droite de la porte d'entrée, les passants peuvent lire ces mots : «Le concierge est avocat-conseil. Défense des intérêts des locataires devant les tribunaux et cours d'appel.»
La loge est aussi le cabinet de consultation de l'excellent juriste. Celui-ci a su trouver à la fois un remède à la crise du logement et à celle des professions libérales.
C'est un sage !

Londres possède un musée unique en son genre.

C'est un Musée des Microbes. Il est installé à l'Institut Lister. Une charmante jeune femme en est la bibliothécaire.
Elle a pour mission de garder environ trois à quatre mille tubes contenant les plus terribles bacilles que la science ait pu isoler et cultiver.
Et son poste n'est pas de tout repos. Il n'est pas non plus sans danger.
Un jour, un des tubes ayant été par mégarde entr'ouvert, la femme bibliothécaire faillit mourir...

L'exploitation des chemins de fer italiens a présenté, pour l'année 1924-25, un bénéfice de 175 millions de lire.
Le fait est d'autant plus sensationnel que, depuis cinq ans cette exploitation orésentait un déficit, ce qui se passe d'ailleurs, dans plus d'un pays d'Europe.
Le bénéfice est la conséquence de l'Année Sainte, à laquelle sont venus assiste les milliers de pèlerins accourus de toutes les parties du monde.
Au cours de cette année, les chemins de fer italiens ont transporté 72 0/0 de plus de voyageurs que la moyenne des année l'avant-guerre.

Le Flâneur et le Glaneur