| Excelsior - 27 décembre 1925 |
Un nouveau tissu
Verrons-nous bientôt nos élégantes arborer aux courses, au théâtre ou ailleurs des toilettes en fibres d'ananas?
La chose ne serait pas impossible, car il se confirme de plus en plus que les fils de l'ananas pourraient être employée avec succès par l'industrie française, qui obtiendrait, par des procédés modernes et loin d'être comparables aux méthodes des noirs, des étoffes souples ayant l'apparence de la soie ou, mieux, de la batiste.
Rappelons, à cette occasion, que, l'ananas pousse à l'état spontané en Afrique-Equatoriale, partout où les pluies sont abondantes. Il en existe de vastes peuplements autour des villages et, souvent, lorsque les noirs ont abandonné cet emplacement autrefois habité, le seul lieu qui subsiste de leur séjour est le vaste champ d'ananas qui a envahi tout le sous-bois.
Les feuilles de l'ananas atteignent 1 m. 50 à 1 m. 75; les indigènes utilisent les fibres avec lesquelles ils fabriquent des filets de pêche. Les ficelles qu'ils obtiennent avec ces fibres sont très résistantes et pourrissent bien moins facilement que les fils de coton qui servent aux mêmes usages en Europe.
| retour 27 décembre 1925 |



