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L'Éclaireur du dimanche - 14 juin 1925

Le droit du chienLÉclaireur du dimanche 1925 06 14Le droit du chien, une affaire au tribunal à Londres

Un chien au cœur affectueux a-t-il le droit de choisir son maître? Une affaire curieuse et assez touchante, jugée l'autre jour à Londres, semble l'avoir définitivement prouvé, d'autant plus que le sentiment a pu victorieusement s'appuyer sur une vieille loi que l'accusation avait oubliée.
Il s'agissait d'un magnifique épagneul noir, de fort bonne race, qui, sitôt arrivé au tribunal, conquit la sympathie du président en allant droit à lui et en lui posant ses deux pattes sur les genoux tout en remuant la queue, ses yeux brillants fixés sur lui. Après cela, le président ne sut rien lui refuser. La gentille bête, égarée au mois de septembre, avait été trouvée par un vieux charretier qui, dès qu'il en eut le loisir, la rendit honnêtement à son propriétaire. Mais le chien ne se plaisait pas dans son aristocratique demeure: il gardait la nostalgie du vieil homme qui l'avait recueilli. En janvier, il disparut et s'en vint, plein de confiance, à l'humble mais hospitalière demeure.
Le charretier voulut le chasser, le chien s'obstina. Il passa toute la nuit sur le seuil de la porte, et quand au matin, le maître de son choix le vit toujours là il ne se sentit pas le courage de le rendre au propriétaire légal. C'est bien ce dont celui-ci se plaignait; il accusa même le pauvre charretier Salter de lui avoir volé un animal de valeur. Mais le juste juge n'ignorait pas qu'une ancienne loi dit que si un chien s'attache à un homme et de son plein gré veut rester avec lui, l'homme n'est pas tenu légalement d'en aviser le propriétaire. En conséquence, Salter fut acquitté et partit triomphant, suivi du bel épagneul a cœur chaud. Au plaignant ne fut attribué que... le collier!

La jurisprudence du côté français de la Manche

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