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L'Écho de Paris - 21 juin 1925

LA CAMPAGNE COMMUNISTELÉcho de Paris 1925 06 21 Le député Jacques Doriot entendu par le juge d'instruction
Le député Jacques Doriot entendu par le juge d'instruction

On se souvient que, le 12 juin dernier, la police arrêtait en flagrant délit de distribution de tracts communistes, rue Ménars, deux femmes dont l'une était Mlle Marie Raffinot, belle-sœur du député communiste Jacques Doriot.
Comme elle avait donné pour adresse de son domicile le numéro 183 de l'avenue du Général-Michel-Bizot, et comme le délit était flagrant, les inspecteurs s'y rendirent sur-le-champ et procédèrent à une perquisition. Dans une serviette, il trouvèrent, outre plusieurs reproductions de la lettre de M. Vatin-Pérignon, qui, reproduite par l'Humanité, fait l'objet d'une plainte en vol de M. Pierre Lyautey, un certain nombre de documents concernant notre action militaire au Maroc, parmi lesquels plusieurs télégrammes originaux de service.
Tous ces documents ayant été transmis au parquet, M. le juge Maillefaud, déjà chargé d'instruire la plainte de M. Pierre Lyautey, fut saisi d'un nouveau réquisitiore contre X... pour vol de documents. M. Maillefaud avait convoqué hier, pour recevoir leurs déclarations, le député Doriot, Mme Doriot et Mlle Marie Raffinot
Après avoir protesté contre la perquisition faite sans mandat à son domicile, perquisition qu'il tient pour illégale, étant faite hors sa présence, M. Doriot a reconnu que les documents trouvés dans sa serviette, et qui lui ont été représentés, lui appartiennent bien.
De qui les tient-ils ? Le député communiste a laissé sans réponse la question du juge. Pourrait-il, en vérité, lui faire connaître la source de documentation? Aussi s'est-il borné à déclarer qu'il ne pouvait en indiquer la provenance.

Quant à la lettre de M. Vatin-Pérignon, dont le détournement fait l'objet des recherches de la police et de l'administration des postes, M. Jacques Doriot a raconté au juge que cette lettre, dont l'original est toujours en sa possession, lui est parvenue dans son courrier, à l'Humanité, sous enveloppe fermée mais non affranchie. Il prétend, par suite, ignorer par qui ce document lui a été apporté.
Questionnées à leur tour par le magistrat, Mme Doriot et Mlle Marie Raffinot ont prétendu ne pouvoir fournir aucune indication.
Avant de quitter le Palais, M. Doriot s'est présenté devant M. Jousselin, doyen des juges d'instruction, qui l'a questionné conformément à une commission rogatoire qu'il a reçue du parquet de Brive.
Il s'agit de poursuites contre un cheminot du P.-O., nommé Causserat, inculpé de provocation de militaires à la désobéissance, et le juge qui en est chargé voulait savoir si M. Jacques Doriot a professé certaing cours à des militants du parti communiste.
M. Doriot n'a fait nulle difficulté pour déclarer que c'est exact.

LEON PERIGAUD.

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