Nouvelles des ports

aquarelle marine - marine watercolor

Rafiots et compagnies

aquarelle marine cargo au mouillage - marine watercolor cargo ship at anchor

Nouvelles des escales

aquarelle marine - marine watercolor


L'Écho de Paris - 05 juillet 1925

L'Allemagne propose de suspendre les négociations pour l'accord commercial Elle refuse les avantages que nous réclamons pour nos vins etLÉcho de Paris 1925 07 05  l'Allemagne refuse les accords financiers proposés par la France sur les vins et le textile LÉcho de Paris 1925 07 05 Page 01 1pour les textiles d'Alsace

Le ministère du commerce communique la note suivante : Après avoir reçu les dernières propositions françaises, tant en ce qui touche les conditions tarifaires que les clauses générales de l'accord commercial projeté, le président de la délégation allemande est venu exposer au ministre du commerce les raisons pour lesquelles le gouvernement de Berlin estime impossible de conclure l'accord en temps utile pour qu'il puisse recevoir l'approbation des Parlements allemand et français avant leur séparation.
L'Allemagne ne se voit pas en état d'accorder aux vins français le traitement de la nation la plus favorisée, c'est-à-dire le bénéfice des droits réduits qu'elle accorde actuellement à l'Espagne et à l'Italie et elle ne peut appliquer qu'une tarification très supérieure à la demande francaise. Elle ne peut, de même, malgré l'abandon par le gouvernement français de ses demandes antérieures, en ce qui concerne l'octroi d'un régime privilégié pour les textiles d'Alsace, accorder à ces produits les tarifs que réclame le gouvernement français, mais seulement des droits supérieurs en moyenne de 40 à 90 0/0 aux droits, allemands actuels et supérieurs de 150 à 200 0/0 aux droits français pour les mêmes produits.
L'Allemagne ne considère pas, d'autre part, que les dernières offres françaises puissent, malgré des con cessions dont elle ne conteste pasl'importance, lui assurer sur le marché français une place équivalente ä celle qu'elle croit réservée sur le sien à l'exportation française.
Elle estime dès lors qu'il est impossible d'aboutir avant la séparation des Parlements des deux pays et propose de suspendre les pourparlers tout en conservant le contact en vue de conversations ultérieures.
M. Chaumet, constatant que, sur les principes généraux de l'accord, aucune divergence ne subsiste et que les questions tarifaires en litige se bornent à un petit nombre de points, d'ailleurs importants, a marqué à la délégation allemande les inconvénients qui pourraient résulter de nouveaur délais apportés à la conclusion, qu'il était désormais permis de considérer comme prochaine, d'une convention que les deux pays attendent depuis de longs mois.
Il a pris rendez-vous avec M. Trendelenburg pour lundi soir afin d'examiner avec lui comment le contact pourrait être maintenu en vue de pourparlers ultérieurs.

Retour 05 juillet 1925