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Le Funi - 05 juillet 1925

Le Funi 1925 07 05 Page uneECHOSLe Funi 1925 07 05  Les Mistinguet et ses bas de soie

Petits bénéfices !
Tout Paris sait qu'il faut deux paires de bas de soie par jour à Mistinguett. Mais, ces bas, pour avoir été portés si peu de temps, ne sont naturellement pas tous en mauvais état. Aussi de bonnes amies de la vedette assurent-elles qu'elle a trouvé moyen d'en tirer parti. Elle se serait entendue avec une marchande à la toilette qui les lui rachèterait. Ces bonnes amies disent également qu'il en est de même pour ses robes.

Cinquante ans de services... et quelle récompense !
Les lecteurs du Funi ont lu d'autre part la lettre d'une marchande de journaux de la rue de Belleville. Il va sans dire que cette dame n'est pas la seule à qui les Messageries Hachette et Cie ont cherché noise. La doyenne des marchandes de journaux de Paris, Mme Marguerite Dupuy elle-même n'y a pas échappé. Elle était à la fois titulaire et tenancière du kiosque qui fait le coin de la rue de Richelieu et du boulevard Montmartre. Elle vient de prendre sa retraite. Cette brave femme âgée de soixante-dix-huit ans a tenu son kiosque pendant cinquante-deux ans.
Avant elle, sa mère vendait déjà des journaux dans la même baraque, dont la Ville de Paris lui avait concédé l'apanage parce qu'elle était mère de dix-huit enfants et que son mari était un soldat de Napoléon et glorieux blessé des guerres d'Italie.
Sans doute la Ville de Paris et la Compagnie Hachette n'ont-elles pas songé à décerner à Mme Dupuy la Médaille des bons serviteurs. Par contre, il y a quelques mois, la vieille femme, qui n'avait jamais encouru de pénalités, eut le chagrin de se voir suspendre pendant huit jours pour avoir prêté et repris, en dépit du règlement, deux Petit Parisien à sa voisine la tenancière du café Biard
Malgré l'intervention apitovée de plusieurs clients, M. Paul Dupuy, le grand chef, ordonna la fermeture de l'humble kiosque huit jours durant.

Un siècle plus tard, c’est la chaussette de Michael Jackson qui fait la Une

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