|
Une scène tragi-comique
Une jeune femme de Lyon, Mme Guerlet, lasse des brutalités de son mari, avait engagé contre lui une instance en divorce et quitté le domicile conjugal. La réunion de conciliation eut lieu, comme d'habitude, au Palais de Justice. En vain, M. Guerlet supplia-t-il sa femme de se laisser fléchir. Elle le repoussa et s'en retourna chez elle avec une amie, Mais, en cours de route, elle eut la fâcheuse idée de s'asseoir à la terrasse d'un café. Elle y était depuis quelques minutes lorsque M. Guerlet, qui l'avait suivie, surgit de nouveau et recommença ses instances. Voyant qu'elle restait inébranlable, le mari, soudain, sortit un revolver de sa poche. Mme Guerlet, affolée, voulut se réfugier à l'intérieur du café. Il la poursuivit, toujours menaçant. Mais les clients qui se trouvaient là ne furent pas non plus sans avoir peur. Tandis que partaient quelques coups de feu, ils se précipitaient à quatre pattes sous les tables. Mme Guerlet, cependant, cherchait un refuge dans une chambre de la maison. Quand on arrêta le mari, il n'y avait, par bonheur, aucune victime à déplorer. Les munitions étaient de si mauvaise qualité qu'il n'y avait ni blessure ni dégât.
|