| Le Funi - 12 avril 1925 |
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ÉCHOS
En 1924, à Paris, il y eut 42.676 contraventions contre les automobilistes. Quarante deux mille six cent soixante-seize contraventions, à Paris, en une seule année. Voilà ce qu'eut à examiner le tribunal de simple police. Ceci n'est que le minimum des infractions commises chaque jour. Le relevé publié par le service des voitures à la Préfecture de Police ne constate guère que les faits les plus véniels Pourtant, le premier examen fait ressortir ce fait, contraire au sentiment public: - Les conducteurs d'automobiles de place sont en tour, tout petit contingent-de pénalités par rapport aux automobilistes particuliers. Ainsi, pour les premiers, on ne relève que 12.583 mentions contre 30.093 pour ceux dont il n'est, pour ainsi dire jamais question. Si nous suivons le tableau qualificatif des délits reprochés, on voit que les particuliers sont poursuivis dans 1.418 cas pour circulation irrégulière, alors que l'on ne relève que 606 analogies chez les professionnels. En continuant la nomenclature, on voit les rapprochements ci-après: d'abord particuliers, en seconde ligne les salariés. Défaut de certificat ou de papiers professionnels, 1.043 contre 121; droite non suivie, 2.118 contre 1.026; défaut ou insuffisance d'éclairage, 5.818 contre 1.358; excès de vitesse, 1.108 contre 741; défaut de numéros ou numéros irréguliers, 4.264 contre 185, défaut de plaques d’identité, 2.769 contre 41 (!); défaut de récépissé de déclaration, 1.457 contre 34. Quant aux points non classés et réunis sous le paragraphe « Divers, il y en a 3.319 contre 771. Par contre, un certain chiffre de mentions n'appartient qu'aux automobilistes de place, il y a entre autres: le compteur non éclairé, l'abus de la gaine ou gaine irrégulière, le défaut d'indication du dépôt, la quête de clients ou racolage et la mise en service de voiture non estampillée. Au résumé, péchés assez minces et ne menaçant pas trop directement le public. La taxe sur les enseignes lumineuses. La loi de finances en discussion devant le Sénat prévoit que les droits sur la publicité lumineuse, qui sont actuellement de 24 fr. le mètre carré, la première année, et de 12 fr. le mètre carré, chacune des années suivantes, seront triplés ou sextuplés, suivant la dimension des affiches. Si ce texte est voté, a signalé M. Fernand Laurent, le nouvel impôt frappera aussi l'enseigne, c'est-à-dire l'inscription, lumineuse ou non, que le commerçant place au-dessus de son magasin pour le signaler au public. S'élevant contre cette extension du droit qui frappe la publicité murale le conseiller d'Auteuil a déposé un projet de vœu demandant que l'enseigne commerciale, lumineuse où non, soit exonérée de toute charge fiscale. |
| Retour - 12 avril 1925 |






































































