| Le Provençal de Paris 02 novembre 1924 |
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LES ARTS Le souvenir d'un conte qu'il m'illustra, voici vingt ans, sans que nous ayons eu à nous connaître, m'a mené à l'exposition des récentes œuvres de Kupka, galerie La Boëtie. J'escomptais une vision d'ensemble des merveilleux dessins qu'il fit notamment pour l'Homme et La Terre, de Reclus et pour les Erinnyes. Le mouvement des eaux, la cristallisation des gels, les incurvations des pistils, les enchevêtrements des vaisseaux et des nerfs dans la matière vivante ont leurs reflets en ces étranges courbes et ces nuances. Faut-il saluer là l'aurore d'un art nouveau ? N'y a-t-il pas des féeries comparables dans les réalisations des décorateurs d'Orient et d'Extrême-Orient? Le désir de Kupka de joindre les arts et les sciences en une commune expression est proche, en tout cas, de l'idéal caché des mentalités autochtones de nos Terres du Sud. Mais cela demanderait des développements que ne comporte point une simple note par laquelle j'ai voulu attirer l'attention des Méridionaux sur une œuvre originale. Emile Solari, |
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