| Le Petit Parisien - 08 février 1925 |
LE REGLEMENT DES DETTES INTERALLIÉES La Grande-Bretagne n'attend des alliés et de l'Allemagne que les moyens de se libérer de sa propre dette envers l'Amérique Les nouvelles parvenues de Londres vendredi soir faisaient prévoir que la réponse britannique à la note de M. Clémentel relative à la question des dettes interalliées ne serait envoyée à Paris que vers le milieu de la semaine prochaine. Contrairement à ces informations, la note britannique a été remise dès hier au Quai d'Orsay, MM. Baldwin, Austen Chamberlain et Churchill ayant brusquement renoncé à leur projet d'envoyer à Paris le long mémorandum qu'ils préparaient avec leurs experts et s'étant décidés à n'adresser au gouvernement français qu'une courte lettre définissant les principes généraux selon lesquels ils proposent de régler le problème des dettes. Alors que M. Herriot se préparait, hier matin, à partir pour la campagne où il comptait prendre deux jours de repos pour se remettre de la fatigue causée par les dernières séances de la Chambre, l'ambassade britannique le prévint qu'elle était en possession du document attendu et que le marquis de Crewe demandait une audience. LA NOTE BRITANNIQUE Londres, 7 février (d. P. Parisien.) Dans ses séances de mardi et de mercredi, le cabinet britannique discuta longuement deux documents préparés par la Trésorerie et qui devaient constituer la réponse anglaise à la note de M. Clémentel, Cette lettre, dont le texte ne sera publié que demain soir, est un document de trois cents mots environ, couvrant à peine une page et se bornant à rappeler, sans chiffres et sans détails techniques, que, conformément aux notes Balfour et Curzon, la Grande-Bretagne n'attend des alliés et de l'Allemagne que les moyens de se libérer de sa propre dette envers l'Amérique. Comme la dette italienne doit être mise en ligne de compte, il découle de la note Balfour que les paiements de la France et de l'Italie seraient en raison inverse des paiements allemands. Je crois savoir que, dans son exposé des principes, le gouvernement anglais suggère une méthode générale, grâce à laquelle la France et l'Italie ne seraient pas exposées à couvrir elles-mêmes le déficit des paiements allemands sous le régime du plan Dawes. Dans le dernier paragraphe de sa lettre à M. Clémentel, M. Churchill invite son collègue français, de la façon la plus cordiale, à lui faire des suggestions et l'assure que, quels que soient les méthodes de paiement et les délais envisagés, ils seront accueillis avec la plus grande faveur. Dans les milieux autorisés, où l'on ne dément pas la nouvelle donnée par le Petit Parisien d'une visite possible et prochaine de MM. Herriot et Clémentel, on manifeste une préférence évidente pour le système. des négociations directes et verbales, qu'il s'agisse des dettes ou de la sécurité. |
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