LA CATASTROPHE DE DORTMUND (Suite de la 5° colonne page 1)
«A 23 heures, je suis encore vivant.». La majeure partie des cadavres est affreusement carbonisée, Plusieurs femmes se sont évanouies sur les lieux de la catastrophe. On cite une famille qui vient de perdre six de ses membres, dont le père. La nouvelle de la catastrophe ne s'est répandue que tard dans la matinée, la direction de la mine n'ayant pas cru d'abord à une catastrophe d'aussi grande portée et n'ayant pas voulu alarmer inutilement la population. Le chancelier Luther, qui a reçu la nouvelle de la catastrophe à Carlsruhe, est parti immédiatement pour la région de la Ruhr et il compte prendre la direction de l'organisation destinée à venir en aide aux familles des mineurs atteints par la catastrophe.
Les causes de la catastrophe Rien de précis ne peut encore être dit par la direction de la mine sur la cause de la catastrophe. Une enquête est ouverte dont font partie quatre députés du Reichstag. Les autorités locales se sont rendues sur place, de même qu'un délégué du ministère de l'Intérieur prussien de Berlin. Les bruits les plus divers circulent. On raconte que l'explosion aurait été causée par des étincelles produites par une machine. La mine «Ministre Stein» est une des mines de la Ruhr dont l'aménagement moderne (sécurité, puits d'aérage perfectionnés, etc.) ne laissait pas supposer une catastrophe. d'une aussi grande envergure, catastrophe qui est une des plus grandes qui se soient produites en Allemagne. Elle n'est surpassée que par celle de la mine de Radbod, survenue un peu avant la guerre, et dans laquelle 230 mineurs ont trouvé la mort.
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