| Paris-Soir 11 janvier 1925 |
A la suite d'une discussion sur le budget au Conseil municipal, M. Levillain, conseiller municipal S.F.I.O., sur une intervention de M. Garchery, député et conseiller municipal communiste, lui répliqua rudement :-On n'a pas besoin de vous, tartufe ! M. Garchery ne voulut point que ce tartufe figurât au Bulletin. Ce tartufe ne lui disait rien qui vaille. Tartufe, ça n'est pas une injure communiste. C'est du classique, donc c'est réactionnaire. Il s'efforça donc d'éviter que le mot malencontreux figurât au Bulletin. Mais, M. Levillain, usant de son droit, l'y fit maintenir. Il y eut discussion, hier, à ce sujet, dans la buvette, exactement sous la joyeuse fresque de Jean Veber: le Cabaret. M. Garchery fut insolent. Il eut tort, car M. Levillain, qui a des mains solides, des mains dont le pouce couvrirait une pièce de cinq francs, s'il s'en trouvait encore en circulation, en leva une. Cette main d'ouvrier carrossier s'abattit une fois, deux fois, trois fois sur la joue de M. Garchery qui se contenta de faire constater les dégâts et en perdit du coup le couteau qu'il tenait entre les dents.
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A la suite d'une discussion sur le budget au Conseil municipal, M. Levillain, conseiller municipal S.F.I.O., sur une intervention de M. Garchery, député et conseiller municipal communiste, lui répliqua rudement :