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La Presse 12 octobre 1924


ZZ La Presse 1924 10 12 art 02 pour sourire 2

Ce dialogue a lieu dans un hôpital entre deux pauvres bougres dont l'un semble dans un état désespéré.
D'ailleurs, le malheureux ne se fait aucune illusion sur son sort et il déclare à son voisin de misère qu'il attend la mort avec calme.
- Mon cher, on ne sait jamais. Ainsi moi, il y a une vingtaine d'années je gagnais bien ma vie, quand brusquement je perdis dans de mauvaises spéculations tout ce que j'avais économisé. Or, surcroît de malheur, je tombai malade et tous les médecins m'abandonnèrent.
- Tous les médecins vous ont abandonné? répète le moribond dont les yeux s'éclairent d'une lueur d'espoir.
- Oui je ne les payais pas !

C'est une amusante devinette que nous découvrons dans un vieil illustré.
Quel est le grand penseur et écrivain dont le nom, la ville qu'il illustra, celle où il habita et le titre de ses ouvrages commencent par un P?
- Vous n'avez pas trouvé ?
Voici la réponse :
- Pascal, Paris, Port-Royal, Pensées, Provinciales
Evidemment ce n'est pas bien méchant, mais autant jouer à cela que de dire du mal de son prochain.

On Connaissait plusieurs façons de faire passer le hoquet. Un médecin australien nous enseigne celle-ci :
Dès la première secousse du hoquet, comprimer énergiquement la pulpe du petit doigt de chaque main contre celle du pouce.
Evidemment, c'est d'une réalisation assez difficile, mais par l'attention soutenue qu'elle demande cette façon de guérir le hoquet doit être fort efficace.
Pourtant, je crois préférable de s'en tenir aux vieux remèdes, par exemple de sucer un morceau de sucre ou de demander à un ami de vous faire peur.
Enfin on peut encore soigner le hoquet par le mépris, ça réussit quelquefois.

Un fonctionnaire du Trésor hollandais vient de publier d'intéressantes observations sur la longévité des pièces de monnaie.
Il nous apprend que ce sont les pièces d'or qui s'usent le moins vite car elles passent dans moins de mains que les autres (surtout depuis la guerre).
Mais le record de l'usure revient sans conteste, paraît-il, au bronze qui, en un siècle, perd la moitié de son poids.
Au fond, toutes les monnaies sont très périssables, même les billets. Vous savez, par exemple, qu'un billet de cent francs changé le matin dure à peine ce que durent les roses.

Une dame très charitable s'arrête devant une église et engage la conversation avec un pauvre bougre qui tient un chien sans race au bout d'une ficelle.
L'animal a l'air fort intelligent et la brave dame, qui est de la Société Protectrice des Animaux, ne tarit pas d'éloges sur le grand ami de l'homme.
- Comme vous avez raison, madame, déclare le pauvre bougre. Ainsi, sans mon chien je serais déjà mort de faim.
-
- Sans votre chien ? Comment cela?
- Dame, je l'ai déjà vendu quatre fois et chaque fois...
- Chaque fois ?
- Chaque fois, il est revenu à la maison

A l'école, dans une classe de tout jeunes garçonnets.
Le professeur explique comment se forme le pluriel de certains mots.
Il déclare: Certains mots en «ail » forment leur pluriel en « aux ». Exemples: vantail, vantaux; travail, travaux.
Puis, voulant voir s'il a été bien compris, il interroge :
Voyons, qui de vous peut me citer un autre exemple des mots en « ail » formant leur pluriel en « aux » ?
Un doigt se lève.
- Je vous écoute, mon petit.
- Eh bien, m'sieur, déclare l'élève, il y a le mot marmaille.
- Comment le mot marmaille ?!
- Oui, m'sieur. Au pluriel, marmaille fait marmots!

Le Badaud.


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