| Le Petit Parisien 01 octobre 1924 |
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Le préfet de la Seine-Inférieure est mis en disponibilité Cette mesure a été prise par le ministre de l'intérieur à la suite du vote par le conseil général d'un vœu demandant le maintien du préfet. Le ministère de l'Intérieur nous communique la note suivante : Le bruit ayant couru à Rouen du départ éventuel du préfet de la Seine-Inférieure, M. Lallemand, celui-ci crut pouvoir laisser un conseiller général proposer au vote de l'assemblée départementale un vœu tendant à son maintien en fonctions. Le ministre de l'Intérieur a notifié immédiatement cette décision par télégramme au préfet de la Seine-Inférieure. Le conseil général de la Seine-Inférieure a été saisi du vœu auquel il est fait allusion dans cette note par M. Bouctot. Ce texte était ainsi rédigé : Le conseil général, en prévision du prochain mouvement administratif, considérant que l'instabilité des fonctionnaires publics est contraire à l'intérêt général, qu'elle est plus particulièrement nuisible dans un grand département comme le nôtre; que depuis six ans, par son esprit d'initiative sans cesse en éveil, par son infatigable activité, par son expérience avertie des hommes et des choses, par son dévouement aux œuvres sociales, M. le préfet Lallemand a constamment réussi à maintenir les conditions de travail, de courtoisie et de générosité chères aux populations normandes; que l'on se plaît à reconnaître en lui toutes les qualités d'un haut fonctionnaire impartial en même temps que d'un parfait homme; émet le vœu que dans un sentiment de bonne entente et de sympathie, M. Lallemand soit maintenu à son poste par le gouvernement de la République. Des applaudissements unanimes ayant accueilli la lecture de ce texte, le président de la séance, M. Acher, souligna cette unanimité et ajouta : Notre président, M. Bignon, fera, en exécution de cette mission, les démarches nécessaires auprès des pouvoirs, publics. Le préfet, M. Lallemand, qui assistait à la séance, prit alors la parole pour faire la déclaration suivante : Je suis, dit-il, profondément touché du geste unanime de l'assemblée avec laquelle je collabore en plein accord depuis six ans. Fonctionnaire discipliné, je reste bien entendu en dehors de cette manifestation et des effets dont elle peut être suivie. Je m'en remets au gouvernement de la République et à tous les amis très nombreux que je compte dans le département de la Seine-Inférieure. L'adoption du vœu par le conseil général suivit cette déclaration. |
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