| L'Œuvre 09 octobre 1924 |
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L'insoluble conflit des écoles de banlieue L’Œuvre a signalé ce conflit curieux qui met aux prises les municipalités de Champigny et de Joinville parce que des enfants demeurant sur le territoire de la première fréquentent des écoles entretenues aux frais de la seconde. M. Vel-Durand, maire de Joinville, nous dit de son côté : Pendant ce temps, les gosses de Champigny, dont on ne veut plus à Polangis, font la grève de l'école… Aussi bien le problème n'est pas local. Ce ne sont pas seulement des municipalités qui se battent, ce sont aussi de simples quartiers. A Pierrefitte, le « groupe » du centre, place de l’Église, reçoit des enfants de partout de Stains, de Montmagny, de Sarcelles. Ses classes sont ultra-combles. Deux préaux ont dû être aménagés. Pendant ce temps, avec les mêmes locaux et un personnel à peu près égal, le « groupe» de l'avenue de Saint-Denis manque d'écoliers. Que faire ? Le maire de Pierrefitte a fait afficher sur les murs qu'aucun élève, ancien ou nouveau, ne serait admis dans ses écoles sans un nouveau bulletin d'inscription délivré par la mairie. La mesure est énergique. Mais elle est, paraît-il, irrégulière, puisque, lorsqu'un enfant est inscrit sur le registre scolaire, il est dispensé le toute autre formalité… Et puis, il y a le droit reconnu au père de famille de choisir l'école où il lui plaît d'envoyer ses enfants... On voit que la question n'est pas des plus simples. Il est évident que, dans la Seine et en Seine-et-Oise, la limitation actuelle des communes et des quartiers ne correspond plus à rien. La région parisienne est devenue un monstre administratif. Mais qui prendra l'initiative de lui refaire une nouvelle figure? |
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