| L'Écho de Paris26 octobre 1924 |
|
La femme au foyer La femme est-elle fortement préparée à remplir sa tâche économique, morale, éducative au foyer? Rarement, et pourtant comme toute tâche, comme tout métier, celui de «femme et de mère», disait Jean Brunhes, doit se préparer. Ici, dans un quartier de la banlieue parisienne, c'est une population de manœuvre (un tiers d'illettrés) socialiste, qui est atteinte tous les mardis après-midi. La méthode est spéciale, soixante-dix mères de famille arrivant avec leur poupon sur les bras demandant, qui, des données d'hygiène, de coupe, de comptabilité, de transformation et d'utilisation des vieux vêtements, de médecine usuelle pour un enfant ou un mari malade; qui, des conseils d'éducation pour leurs enfants, etc. Ces renseignements donnés comme à la volée poursuivent un but précis, et un programme déterminé qui (doublé des visites à domicile demandées par les auditrices) aboutit souvent à une transformation morale et chrétienne de l'intérieur et de la famille (par exemple: mariages régularisés, enfants baptisés, etc.). Toutes ces questions sont le point de départ du cours qui est donné en faisant prédominer la pratique sur la théorie. Ailleurs, les jeunes filles, ouvrières de faïencerie et de teinturerie, ne sont accessibles que le dimanche. M. le curé désire les atteindre on organise le dimanche après- midi, deux fois par mois, des conférences familiales-ménagères démonstrations pratiques. D'emblée soixante jeunes filles de seize à vingt-cinq ans, accourent, après la troisième causerie cent vingt, et actuellement les jeunes filles des paroisses voisines réclament.
avec Toutes les questions familiales ménagères sont traitées depuis le budget minima nécessaire pour se mettre en ménage jusqu'aux procédés pratiquement démontrés pour entretenir et utiliser toutes choses (détachage des vêtements, brunissage, encausticage des meubles, jusqu'aux secrets du cordon bleu pour l'utilisation des restes): cours de puériculture et de gardes-malades jusqu'aux notions si nécessaires d'éducation familiale (importance des premières impressions, des premières habitudes, correction des défauts, etc., etc...). Nous voyons que cette éducation familiale ménagère ne se réduit pas à une leçon de coupe ou de cuisine, mais qu'elle est avant tout une action profondément formatrice et éducative sur la femme pour en obtenir un rendement maximum dans le cadre où l'a placée la Providence : rendement économique, pratique et moral. |
![]() |
| retour - back 26 octobre 1924 |



