| Le Petit Parisien 05 octobre 1924 |
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POURSUIVIS POUR VIOLATION DE SECRET D'INVENTION Depuis dix ans, M. Baptiste Vaurs, mécanicien, demeurant 38, rue Brunel, travaillait à la mise au point d'une machine de son invention, destinée à fabriquer des soupapes pour automobiles et des boulons. Grâce à cette machine, il espérait obtenir une très grande rapidité dans la fabrication. Confiance mai placée, puisque V..., quittant, il y a trois mois, M. Vaurs, emporta les plans de la machine et les communiqua à un concurrent du mécanicien, un industriel établi avenue de Saint-Ouen, se targuant auprès de ce dernier. d'être l'auteur du projet. Immédiatement engagé aux appointements de 1.500 francs par mois, avec promesse d'un versement de 100.000 francs si l'invention donnait les résultats escomptés, V... devait travailler à la mise au point de cette dernière. Depuis lors, l'indélicat dessinateur apportait chaque jour des modifications, voire des perfectionnements à l'appareil, suivant les indications que lui donnait son successeur auprès de M. Vaurs, un certain Maurice S..., aussi peu scrupuleux que lui. Mais dernièrement l'inventeur eut vent que des indiscrétions avaient été commises touchant le secret de sa machine et, soupçonnant son ancien dessinateur, déposa une plainte chez M. Guillaume, commissaire à la direction des recherches judiciaires. Interrogés par le magistrat, V... et S... firent des aveux complets. Tous deux seront poursuivis en vertu de l'article 418 du code pénal relatif à la révélation de secrets de fabrication, pour vol et recel. |
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