| Paris-Soir 11 novembre 1924 |
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ARAIGNEES DU SOIR Un mouvement d'opinion se dessine contre les chiens. On leur en veut d'être trop nombreux et de manger trop de pain. Il est certain que le cheptel canin a augmenté depuis quelques années dans des proportions inquiétantes pour la tranquillité publique; toutes les personnes qui habitent un petit trou de banlieue et qui aiment bien dormir de temps à autre me comprendront... Quant au pain qu'ils consomment, loin de leur en faire grief, il me semble qu'on ne leur en donne pas assez. J'ai remarqué, en effet, qu'un chien occupé à manger sa pâtée ne peut se servir de sa gueule pour aboyer. Je voudrais donc que mes voisins possesseurs de chiens (ils le sont tous) donnent la pâtée à leurs bêtes toute la journée et toute la nuit, sans interruption, en employant au besoin les procédés de gavage à l'aide desquels on parvient à rendre silencieuses les oies elles-mêmes. Bernard GERVAISE. |
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