| L'Avenir d'Arcachon 09 novembre 1924 |
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Curieux état d'âme Certaines personnes instinctivement ennemies des justes causes et jalouses par tempérament de ceux qui s'anoblissent par leur courage à les défendre nous ont blâmé d'avoir grossi l'affaire Ponpon. La Petite Gironde ni la France ne nous avaient suivi en ouvrant leurs colonnes à l'affaire qui nous occupe. Ces journaux ne se rendaient pas compte combien elle était intéressante et populaire; ils étaient bien décidés à ne nous offrir aucun appui. Seulement leurs articles, sous des dehors patelins, tendent à couvrir les fautes commises; ils ménagent les auteurs de l'arrêté municipal que nous combattons; ils excusent ceux qui en ont forcé le sens au point de le rendre attentatoire à deux de nos libertés fondamentales: la liberté de la circulation et la liberté du commerce; ils se gardent bien de faire ressortir la distinction importante entre la réglementation consistant à réprimer l'abus, et qui est légale, et la prohibition qui, sous prétexte de faire cesser cet abus ose aller jusqu'à interdire l'usage et à commettre ainsi un excès de pouvoir. Par d'autres erreurs ou omissions, qui ne sont peut-être pas l'effet du hasard, la Petite Gironde fait dire à Me Auschitzky notamment que l'inculpation de ses clients Cledière et Dacharay est juste au fond. Le défenseur a soutenu le contraire; il l'a démontrée nulle dans la forme et sans fondement. La Petite Gironde et même la démocratique France brûlent du désir de voir triompher le Ministère Public et condamner le pauvre «Ponpon». Pourquoi ? Albert de RICAUDY. P. S.- MM. Dacharry et Cledière ont envoyé aux journaux ci-dessus, le 4 Novembre, des rectifications qui, le 7, n'avaient pas encore paru.
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