| Paris-Soir 23 novembre 1924 |
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Coups de Bichon A LA GALERIE JOSEPH BILLIET: GEORGE GROSZ « Depuis la guerre, écrit l'auteur de La Cavalière Elsa, une sorte de fantastique social a été créé un peu partout chez tous les peuples européens qui se sont battus. Le sang des hommes a perdu sa valeur tragique et le mystère des visages s'est accru. Les classes sociales qui, il y a encore dix ans, possédaient des traditions respectives qui les différenciaient, se sont mêlées dans les nouvelles combinaisons des lumières de la rue, dans la malhonnêteté provisoire qui mène les hommes à la conquête du plaisir réalisé le plus rapidement possible. On ne saurait mieux synthétiser ce que contient l’œuvre de M. George Grosz, A propos de M. Pascin, dont je reconnais le très rare talent, j'ai mis en doute la qualité internationale que M. Pierre Mac Orlan accordait à l'artiste. Ici, elle n'est pas douteuse. Ce qui est vrai des classes sociales l'est aussi des nations qui, oubliant «leurs traditions respectives», cèdent à «la malhonnêteté provisoire» qui mène les hommes à la conquête de l'argent. Louis Léon-Martin.
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