| Excelsior 16 novembre 1924 |
Dimanche 16 novembre 1924 Une agression nocturne La distraction d'un mari coûte la vie à sa femme Arrestation d'un escroc Une rixe Un cadavre dans un bois Exploit de cambrioleurs CAMBRAI, 15 novembre. LES ACCIDENTS DE LA ROUTE -Ce matin, à 7 heures, à Malaucène (Aude), M. Auguste Dupont, âgé de trente-huit ans, contrôleur d'autobus, qui voulait doubler à motocyclette l'autobus qui va de Vaison à Carpentras, a dérapé et a eu la tête écrasée par le lourd véhicule. Rue du Transvaal, à Dijon, deux cyclistes sont entrés en collision. L'un d'eux, sans doute indemne, s'éloigna à toute vitesse du lieu de l'accident, sans s'inquiéter de son camarade qui était blessé. Celui-ci, un jeune ouvrier ajusteur des usines Terrot, nommé Jean Benoît, dix-neuf ans, mourut presque au sitôt d'une fracture du crâne. -Le jeune Pierre Porchot, âgé de six ans, qui, en sortant de l'école, jouait avec ses camarades sur la route de Paris à La Charité, a été écrasé par l'automobile d'un négociant. L'enfant a été tué sur le coup. MENUS FAITS Du danger de jeter sur la voie publique des épluchures de bananes: glissant sur l'une d'elles, rue Saint-Maur, M. Raymond Maisonneuve, vingt-trois ans, 28, rue de l'Ermitage, s'est fracturé la jambe droite. A Saint-Louis. Dans la matinée d'hier, vers 4 heures, en gare d’Épluchés, le train de marchandises 6,409, venant d'Achères, est venu se heurter sur la machine du train de marchandises 4,606 en manœuvre. Trois wagons du premier train ont déraillé, obstruant la circulation pendant une partie de la journée. Les trains de voyageurs de la ligne Pontoise-Beaumont-sur-Oise ont subi des retards assez importants. Pas d'accident de personne. Au camp du Moulin-Neuf, le manœuvre Eugène Coulette, âgé de quarante-huit ans, était occupé à nettoyer les carters de moteurs électriques au moyen d'un grattoir. Pour accélérer son travail, il voulut se servir d'une lampe à souder; tout à coup, s'apercevant que ses vêtements prenaient feu, il se précipita dans le fond de l'atelier vers ses camarades, mais il était trop tard déjà pour le sauver, et, grièvement brûlé, il est mort dans la nuit. Hier matin, on a trouvé morts, asphyxiés accidentellement par le gaz, les époux Cunéa, âgés respectivement de quatre-vingt-sept ans et soixante-seize ans, demeurant 4, avenue d'Italie. Un voyageur nommé Druon Lutger, cabaretier et directeur du cinéma à Villers-Outréaux, est tombé d'un rapide. entre Busigny et Caudry. Son cadavre a été retrouvé près de la halte de Mourois. Une enquête est ouverte. - Après le passage de l'express venant de Paris, un employé de la gare de Nogent-sur-Seine a trouvé, à 400 mètres de cette station, un paquet dans lequel se trouvait un fœtus de trois mois environ. Une enquête est ouverte. On a trouvé dans un ravin, le cadavre de M. Regnet, fruitier à Châtillon-de-Michaille (Ain), disparu de son domicile depuis le 22 octobre. La mort est due à une cause accidentelle. - A 2 heures, un incendie dont les causes sont inconnues, s'est déclaré dans un garage d'automobiles, 18. rue Berthollet. Deux voitures ont été la proie des flammes, malgré les efforts des pompiers qui ne se rendirent maîtres du sinistre qu'après une heure de travail. - Dans un logement situé à Vitry, 20, rue, d'Arnetal, on a découvert hier matin, le cadavre de Mme veuve Boivin, née Yvonne Ambrois, trente ans, lingère. On croit qu'il s'agit d'un suicide par absorption d'une forte dose de digitaline. Le commissaire de police a trouvé, en effet, un flacon à demi-vide de ce produit au chevet de la désespérée. Celle-ci avait perdu son mari il y a quelque temps et manifestait fréquemment le désir d'en finir avec la vie. Des cambrioleurs se sont introduits par effraction, la nuit dernière, dans les bureaux de la blanchisserie Franco-Américaine, 19, rue Louis-Pasteur, à Boulogne-sur-Seine. Ils ont dérobé la paie des ouvriers, soit une vingtaine de mille francs, que le caissier, M. Quiry, avait, selon son habitude, répartie dans des enveloppes et enfermée dans son tiroir. Mme Blumenthal et son mari, négociant, cité Trévise, se trouvaient hier soir dans le bar d'un music-hall de la rue de Clichy, lorsqu'elle constata soudain la disparition de son bracelet en platine, orné de treize gros brillants, et de deux rangs de petits, d'une valeur de cent cinquante mille francs. |
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