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Excelsior 16 novembre 1924


  Excelsior 1924 11 16 La distraction d'un mari coûte la vie à sa femme

Dimanche 16 novembre 1924
FAITS DIVERS

Une agression nocturne
Place de la Chapelle, vers 3 heures du matin, M. Georges Ledrian, demeurant 6, impasse du Moulin-Joli, a été attaqué par trois individus qui lui ont dérobé sa montre en or et son porte- feuille.
Des agents prévenus se mirent à leur poursuite et purent les arrêter. Il s'agit des nommés Paul Loyseau, vingt ans, demeurant 4, impasse de Ménilmontant; François Péan, trente-huit ans, et Emile Thont, quarante-deux ans; ces deux derniers demeurant au 19 de cette même impasse.

La distraction d'un mari coûte la vie à sa femme
Employé à la S. T. C. R. P., M. Bruneau quittait, hier matin, à cinq heures, son domicile 29, rue au Maire, pour se rendre à son travail, laissant sa jeune femme, Adèle, âgée de trente-deux ans, couchée. Mais l'employé commit en partant la fatale distraction de ne pas fermer le robinet du réchaud à gaz. Lorsque, à midi, il regagna son domicile, il fut surpris par une forte odeur de gaz d'éclairage. Pressentant un malheur, il se dirigea vers la chambre conjugale et, fou de désespoir, aperçut, étendu sur le lit, le cadavre de sa malheureuse femme, morte asphyxiée.

Arrestation d'un escroc
Sur mandat de M. Jousselin, juge d'instruction, M. Ameline, commissaire aux délégations judiciaires, a perquisitionné, hier matin, 17, rue Quentin-Bauchart, au domicile d'un agent d'affaires, M. Joseph Grünwald, dit Lévy, âgé de trente ans, arrêté sous l'inculpation d'escroqueries et d'abus de confiance au préjudice d'un ancien général.
Chargé de l'achat d'un cinéma, M. Joseph Grünwald s'était approprié plusieurs centaines de mille francs.

Une rixe
Une discussion des plus violentes éclatait, avant-hier, vers 20 h. 30, devant le numéro de la rue du Parchamp, à Boulogne-sur-Seine, entre cimentiers italiens.
L'un d'eux, Rodolfo Perigni, vingt-trois ans, qui demeure à cette adresse, s'était vu barrer l'entrée de la porte par ses compatriotes qui lui reprochèrent ses opinions fascistes.
En dépit de ses véhémentes protestations, Perigni fut renversé, piétiné et, finalement, frappé de deux coups de couteau dans le dos.
Transporté d'urgence à l'hôpital de Vaugirard, on constata que le blessé avait un poumon perforé; son état est des plus graves.
Les recherches opérées par les inspecteurs du commissariat ont fait arrêter les auteurs de cette tentative de meurtre: Pietro Garnieri, vingt ans, 11, rue de l'Abreuvoir, et Francisco Ticchi, vingt ans, 5. rue des Fossés-Saint-Denis.
M. Mollard, commissaire de police, à qui ils ont fait des aveux complets, les a envoyés au dépôt.

Un cadavre dans un bois
BAR-LE-DUC, 15 novembre. Des chasseurs ont découvert dans un bois près d'Autrecourt (Meuse), le cadavre en partie rongé par les bêtes sauvages de Mme Marie Bary, quarante-cinq ans, de Waly, qui avait disparu de son domicile depuis un mois. Elle était morte dans un taillis de faim et de froid.

Exploit de cambrioleurs CAMBRAI, 15 novembre.
Hier soir, à Bertry, pendant que Mme Voirin, marchande de beurre, était occupée, avec sa famille, dans un atelier voisin, d'audacieux cambrioleurs ont brisé les vitres et enlevé du placard de la chambre à coucher un coffre-fort pesant 55 kilos, et contenant 75.000 francs en billets de banque et valeurs, et disparurent sans laisser de traces.

LES ACCIDENTS DE LA ROUTE

-Ce matin, à 7 heures, à Malaucène (Aude), M. Auguste Dupont, âgé de trente-huit ans, contrôleur d'autobus, qui voulait doubler à motocyclette l'autobus qui va de Vaison à Carpentras, a dérapé et a eu la tête écrasée par le lourd véhicule.
La mort a été instantanée.

Rue du Transvaal, à Dijon, deux cyclistes sont entrés en collision. L'un d'eux, sans doute indemne, s'éloigna à toute vitesse du lieu de l'accident, sans s'inquiéter de son camarade qui était blessé. Celui-ci, un jeune ouvrier ajusteur des usines Terrot, nommé Jean Benoît, dix-neuf ans, mourut presque au sitôt d'une fracture du crâne.
Des recherches ont été engagées pour retrouver le fuyard, mais n'ont encore donné aucun résultat. La victime était le seul soutien de sa mère, restée veuve.

-Le jeune Pierre Porchot, âgé de six ans, qui, en sortant de l'école, jouait avec ses camarades sur la route de Paris à La Charité, a été écrasé par l'automobile d'un négociant. L'enfant a été tué sur le coup.

MENUS FAITS

Du danger de jeter sur la voie publique des épluchures de bananes: glissant sur l'une d'elles, rue Saint-Maur, M. Raymond Maisonneuve, vingt-trois ans, 28, rue de l'Ermitage, s'est fracturé la jambe droite. A Saint-Louis.

Dans la matinée d'hier, vers 4 heures, en gare d’Épluchés, le train de marchandises 6,409, venant d'Achères, est venu se heurter sur la machine du train de marchandises 4,606 en manœuvre. Trois wagons du premier train ont déraillé, obstruant la circulation pendant une partie de la journée. Les trains de voyageurs de la ligne Pontoise-Beaumont-sur-Oise ont subi des retards assez importants. Pas d'accident de personne.

Au camp du Moulin-Neuf, le manœuvre Eugène Coulette, âgé de quarante-huit ans, était occupé à nettoyer les carters de moteurs électriques au moyen d'un grattoir. Pour accélérer son travail, il voulut se servir d'une lampe à souder; tout à coup, s'apercevant que ses vêtements prenaient feu, il se précipita dans le fond de l'atelier vers ses camarades, mais il était trop tard déjà pour le sauver, et, grièvement brûlé, il est mort dans la nuit.

Hier matin, on a trouvé morts, asphyxiés accidentellement par le gaz, les époux Cunéa, âgés respectivement de quatre-vingt-sept ans et soixante-seize ans, demeurant 4, avenue d'Italie.

Un voyageur nommé Druon Lutger, cabaretier et directeur du cinéma à Villers-Outréaux, est tombé d'un rapide. entre Busigny et Caudry. Son cadavre a été retrouvé près de la halte de Mourois. Une enquête est ouverte. -

Après le passage de l'express venant de Paris, un employé de la gare de Nogent-sur-Seine a trouvé, à 400 mètres de cette station, un paquet dans lequel se trouvait un fœtus de trois mois environ. Une enquête est ouverte.

On a trouvé dans un ravin, le cadavre de M. Regnet, fruitier à Châtillon-de-Michaille (Ain), disparu de son domicile depuis le 22 octobre. La mort est due à une cause accidentelle. -

A 2 heures, un incendie dont les causes sont inconnues, s'est déclaré dans un garage d'automobiles, 18. rue Berthollet. Deux voitures ont été la proie des flammes, malgré les efforts des pompiers qui ne se rendirent maîtres du sinistre qu'après une heure de travail. -

Dans un logement situé à Vitry, 20, rue, d'Arnetal, on a découvert hier matin, le cadavre de Mme veuve Boivin, née Yvonne Ambrois, trente ans, lingère. On croit qu'il s'agit d'un suicide par absorption d'une forte dose de digitaline. Le commissaire de police a trouvé, en effet, un flacon à demi-vide de ce produit au chevet de la désespérée. Celle-ci avait perdu son mari il y a quelque temps et manifestait fréquemment le désir d'en finir avec la vie.

Des cambrioleurs se sont introduits par effraction, la nuit dernière, dans les bureaux de la blanchisserie Franco-Américaine, 19, rue Louis-Pasteur, à Boulogne-sur-Seine. Ils ont dérobé la paie des ouvriers, soit une vingtaine de mille francs, que le caissier, M. Quiry, avait, selon son habitude, répartie dans des enveloppes et enfermée dans son tiroir.
Plainte a été déposée entre les mains de M. Molard, commissaire de police qui a ouvert une enquête. -

Mme Blumenthal et son mari, négociant, cité Trévise, se trouvaient hier soir dans le bar d'un music-hall de la rue de Clichy, lorsqu'elle constata soudain la disparition de son bracelet en platine, orné de treize gros brillants, et de deux rangs de petits, d'une valeur de cent cinquante mille francs.
Mme Blumenthal, qui a déposé une plainte en vol, suppose que son bracelet s'étant décroché, il aura été ramassé par un inconnu.


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