| Le Petit Parisien 31 août 1924 |
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LE VIEUX PARIS QUI S'EN VA… Un plancher s'effondre rue d'Aboukir AUCUN ACCIDENT DE PERSONNE Mme Normand et quelques personnes de sa famille achevaient de déjeuner, hier, vers quatorze heures, au deuxième étage de l'immeuble situé 81, rue d’Aboukir, lorsqu'elles perçurent des craquements dans la cuisine: le plancher de cette pièce subissait un tassement lent. A peine les lieux étaient-ils vidés que, le plancher s'effondrait avec fracas et les matériaux venaient combler une salle de restaurant, fort heureusement déserte depuis quinze jours, l'établissement étant en réparations. Aucun accident de personne n'était à déplorer; mais, en prévision d'un effondrement possible de l'immeuble, les trente-cing locataires ont été évacués; une vieille dame aveugle habitant au cinquième étage dut être descendue à bras. M. Schadelin, commissaire du quartier Bonne-Nouvelle, aussitôt intervenu, confia à l'inspecteur principal Parveau la direction d'un service d'ordre qui, barrant les rues avoisinantes, a interdit toute circulation aux abords de l'immeuble. Située à l'angle des rues d'Aboukir et des Petits-Carreaux, cette maison, haute de cinq étages et vieille de trois siècles, volt passer cinq lignes d'autobus, dont les trépidations ne sont peut-être pas étrangères à l'effondrement produit. M. Bourneuf, architecte-voyer de la Ville de Paris, est allé dans l'après-midi examiner l'immeuble et a prescrit d'élayer certaines parties; mais un effondrement total de l'immeuble ne semble pas à craindre. |
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