| Le Grand Écho du Nord 16 septembre 1924 |
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La découverte des manuscrits de Tite-Live est une bonne affaire M Simon Arbellot raconte dans le « Figaro comment le professeur di Martino a retrouvé les manuscrits de Tite-Live dans l'île de San-Salvador, devenu Castell dell'Ovo, où se trouve une prison militaire. Au temps de Charles d'Anjou, les moines de San-Salvador craignant un pillage des Français, avaient muré dans les voûtes du monastère nombre de pièces précieuses. Il y a environ vingt mois, M. di Martino faisait la connaissance d'un colonel du 3° régiment d'infanterie italienne, alors en service dans la forteresse de San- Salvador. L'officier voulut faire au professeur les honneurs de la garnison et lui faire admirer les fresques gréco-romaines qui ornaient les murs. M di Martino, émerveillé, prétendit tout voir, la crypte du vieux monastère ne manqua de l'attirer tout spécialement. Des peintures grecques des colonnes dorées, les corps embaumés des moines du vieux monastère de San Pietro di Castello lui firent pousser des cris d'admiration Au milieu de tant de richesses, l’œil exercé du professeur aperçut dans une petite niche percée dans le mur, une liasse de documents. C'était l’œuvre complète de Tite-Live. A cette révélation, le docteur Funke, en bon citoyen allemand qu'il est interrompit M. di Martino: Pas du tout, répliqua-t-il vivement. J'ai trouvé ces papiers non pas dans une salle de forteresse, mais bien dans les fondations d'un monastère désaffecté. Légalement, ils sont ma propriété ! Et nos deux hommes de parler d'autre chose Le professeur di Martino, qui connaît bien la valeur d'un manuscrit, semble mieux connaître encore celle de l'argent. D |
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