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Rafiots et compagnies

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Nouvelles des escales

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L'Écho de Paris 07 septembre 1924


Paris

Un chauffeur évanouit dans une chaudière. - Avenue de Versailles, le nommé Habescheler-Hachoin, 25 ans, chauffeur à la Compagnie des Eaux, a été trouvé étendu sans connaissance, dans une chaudière qu'il était en train de goudronner. Transporté à l'Hôpital Boucicaut, il y est décédé peu après son admission,

Les camions meurtriers. Hier après-midi, à 16 heures, rue Eugène-Varlin, la petite Gerbeau, âgée de 6 ans, dont les parents habitent 9, rue Corbeau, a été heurtée par un camion auto et tuée sur le coup.

Hier après-midi, boulevard Saint- Denis, Mlle Ravier, 25 ans, demeurant 31 bis, rue Saint-Martin, a été renversée par un camion automobile. Transportée dans une pharmacie voisine, elle n'a pas tardé à succomber.

Un employé dérobait des tissus. Il est arrêté. M. Martin, marchand de tissus en gros, 3, cité Trévise, s'apercevait depuis quelque temps, de la disparition de diverses marchandises. Il déposa une plainte et la police judiciaire ouvrit une enquête qui a amené l'arrestation du voleur.
C'est un employé de la maison, nommé Roger Sureau, demeurant 4, rue de la Main-d'Or, qui a fait des aveux et a été envoyé au Dépôt. Le montant des vols atteint 1.500 francs.

Banlieue
(De nos correspondants particuliers)

Les désespérés.
Pierrefitte. La nuit dernière, le nommé Louis Briccola, sujet italien, âgé de 45 ans, s'est suicidé dans la chambre qu'il occupait rue Parmentier, à Pierrefitte, en se tranchant la gorge à l'aide d'un rasoir.

Montreuil. Un nommé Rémy Caprin, 22 ans, manœuvre, demeurant, 6, rue Pasteur, à Montreuil-sous-Bois, qui souffrait d'une maladie d'estomac, s'est donné la mort ce matin, place de Villiers, à Montreuil, en se tirant une balle dans la tempe.

Les suites d'une « cuite ». Suresnes - Hier, vers 20 h. 45, le nommé Alfred Geraud, 44 ans, monteur de marchés, demeurant 7, impasse Dufour, à Suresnes, qui était pris de boisson, est tombé accidentellement dans l'escalier de la cave, 1, rue de Liège, à Suresnes. Transporté à l'hôpital Laennec, il y est mort ce matin sans avoir repris connaissance.

Le rail homicide.

Versailles. La nuit dernière, le cantonnier Jean Paty, travaillant sur la voie ferrée, au kilomètre 28, entre la gare de Poissy et celle de Villennes, a été tamponné par un train de marchandises. Le corps a été retrouvé seulement ce matin, par des hommes d'équipe rendant à leur travail. Paty, qui respirait encore, fut transporté à l'hopital de Poissy, où il succomba en arrivant.

Pantin. Hier matin, en gare de Pantin, le surveillant Paul Lalot, 51 ans, demeurant 75, rue Daguerre, à Paris, en passant sur la voie, a été surpris par une locomotive. Il a été transporté à l’hôpital avec une épaule. et le bras gauche écrasés, la jambe droite broyée et des contusions au thorax. Son état est désespéré.

Les bicyclettes à bon marché. Versailles. Un professionnel du vol de bicyclettes, nommé Georges Laurent, 31 ans, se disant peintre en bâtiments, sans domicile, a été arrêté par la sûreté de Versailles. Cet individu avait dérobé à Paris, aux gares de Lyon, Austerlitz, et Montparnasse, ainsi qu'à la gare de Saint-Cyr-l'Ecole, une dizaine de bicyclettes qu'il revendait à vil prix. Meule incendiée par la foudre.

Chars. Au cours d'un orage, la foudre a incendié une meule contenant 4.000 gerbes de blé, d'une valeur de 20.000 fr. appartenant à M. Jules Debellay, cultivateur au hameau de Bercagny.

Départements
De nos correspondants particuliers)

Un obus enfoui dans un champ fait explosion. Arras, 6 septembre. Au cours de la journée de samedi, M. Augustin Fournier et sa femme, cultivateurs à Roclincourt, près d'Arras, travaillaient à la moisson à l'aide d'une faucheuse-lieuse attelée de trois chevaux. Au lieu dit « Labyrinthe », entre Thélus et Roclincourt, un des chevaux butta contre un engin de guerre qui éclata, blessant assez grièvement les deux moissonneurs. Un cheval fut tué sur le coup et les deux autres, grièvement blessés, furent abattus sur place.

Drame de l'alcoolisme. Troyes, 6 septembre. Cette nuit, au cours d'une discussion, Corette Jour, dit « Coucou », 41 ans, terrassier, demeurant 33, rue Surgale, a frappé son amie, Marie Robin, veuve Creney, 45 ans, d'un violent coup de tisonnier, dont la pointe, perforant un sein, vint atteindre le foie. Corette vint alors se coucher et s'endormir près de la femme Robin qui, mortellement blessée, gémissait. Vers deux heures du matin il se réveilla et constata que son amie était morte. Il vint alors se constituer prisonnier. Ce drame est attribué à l'alcoolisme.

Une noyade tragique Nancy, 6 septembre. Une noyade tragique s'est produite dans le canal de la Marne au Rhin. Un enfant de 11 ans. Emile Perrin, fils d'un marinier, se trouvait en compagnie de son père sur un bateau qui manœuvrait au pont tournant de Malzéville. Soudain, les chevaux tirèrent brusquement le câble halant la péniche, la corde se tendit avec violence et, atteignant l'enfant aux jambes, le projeta dans le canal. Le pauvre petit, après avoir disparu un instant sous l'eau, remonta à la surface. Aussitôt son père se jeta à l'eau et réussit à le saisir, mais l'enfant, s'aggrippant à lui, gêna ses mouvements et bientôt tous deux coulèrent. Un batelier, M. Louis Jacquot, se jeta à son tour dans le canal: il parvint non sans peine à retirer M. Perrin; quelques minutes après, il ramena également l'enfant, mais le pauvre petit ne tarda pas à succomber.

Volé et tué par un inconnu Albi, 6 septembre. M. Olivier Antonin, 31 ans, célibataire, ouvrier l'usine de soie artificielle Viscose, a été tué cette nuit de deux coups de revolver à la tête, au centre de la ville, par un individu qui a fui après l'avoir dépouillé de son portefeuille et de sa montre.

Deux fillettes étouffées sous un chargement de paille. Rodez, 6 septembre. - Les époux Miquel, cultivateurs au hameau de Favars, commune de Gaillac-d'Aveyron, ne voyant pas rentrer pour souper leurs deux fillettes, Alice. âgée de 8 ans, et Cécile, âgée de 6 ans, se mirent à leur recherche dans les environs. Inquiets et craignant un malheur à la vue d'un grand chargement de paille renversé, ils se dirigèrent vers le chariot qui était basculé et ils découvrirent les corps des deux fillettes qui avaient été étouffées sous le poids de la paille. (Havas.)

Menacé par son frère, il le tue, (De notre correspondant particulier) Marseille, 6 septembre. Un drame de l'alcoolisme s'est déroulé cette nuit au riant village de Saint-Julien, où habite la famille Benedetto, composée de huit enfants. L'aîné, Charles, âgé de 21 ans, était très violent. Alcoolique invétéré, il maltraitait journellement ses frères et sœurs, qui avaient une grande peur de lui. Cette nuit il rentra ivre au logis et menaça de mort tous ses parents. Il s'acharna plus particulièrement sur son frère Marius, âgé de 16 ans, qui, pour échapper à ses coups, sauta par la fenêtre, poursuivi par l'ivrogne. N'ayant pu le saisir, celui-ci rentra au domicile et se coucha. Marius, n'entendant plus de bruit, revint à son tour et aperçut son frère, dormant avec un fusil à son côté. Redoutant de nouvelles violences, Charles s'empara de l'arme et fit feu à bout portant sur son frère. La mort fut instantanée.

L'ivresse tragique Après une soirée de fête, M. Henri Durand, représentant de commerce, décidait de mourir en compagnie de ses amies, Hélène Delacroix et Lucienne Garot, Tous trois annoncèrent par lettre la fatale résolution à leurs familles, mais au matin, ramené à une plus saine compréhension des réalités, le représentant ne voulait plus mourir.
C'est alors, nous l'avons raconté, que Mlle Delacroix, pour l'obliger à tenir sa promesse, l'abattit d'un coup de revolver. Interrogé hier, en présence de Me Er- nest Charles, la jeune femme a déclaré qu'étant sous l'empire de l'ivresse au moment où elle commit son acte, elle ne se souvenait plus de rien.
Le juge a désigné l'expert armurier Flobert et a chargé le docteur Paul de faire l'autopsie de la victime. Mlle Lucienne Garot a été écrouée à Saint-Lazare, sous l'inculpation de vagabondage

Une fillette brûlée vive, La petite Eugénie Maille, 6 ans, 124, rue du Landy, à Clichy, était couchée hier soir, vers 9 heures, lorsque sa sœur, âgée de 10 ans, qui venait d'allumer un poêle, commit l'imprudence de jeter près du lit l'allumette encore enflammée. Le feu se communiqua aux draps et la malheureuse fillette était grièvement brûlée lorsque des voisins, attirés par les cris des enfants parvinrent enfin à éteindre les flammes. Transportée aussitôt à l'hôpital Bretonneau, l'enfant y est décédée quelques instants après son admission. Les parents, qui étaient absents au moment de l'accident, ont été immédiatement prévenus.


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