| Le Petit Écho de la mode 07 septembre 1924 |
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LES YEUX DE L'AVEUGLE Le naturaliste François Huber, devenu aveugle très jeune, put cependant, grâce à sa femme, fournir une remarquable carrière scientifique. Pendant quarante ans, elle fut non seulement la tendre compagne, l'active collaboratrice, mais les yeux de celui qui n'en avait plus, pour observer les abeilles, leur organisation, leurs mœurs, etc., avec tant d'intelligence et d'exactitude que rien d'important ne fut laissé à découvrir, par cet aveugle, aux naturalistes voyants. « Tant qu'elle a vécu, je ne me suis pas aperçu du malheur d'être aveugle », put dire, après la mort de cette femme intelligente et dévouée, le savant, qui, un en deux personnes, écrivit et décrivit pour la première fois des faits importants de la vie des abeilles, et aussi de la germination des différentes plantes. |
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