| L'Ouest-Éclair 14 septembre 1924 |
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ODYSSÉE D'UN JEUNE MÉCANICIEN PARISIEN M. Fayet, agent de police, à Saint-Lô, a aperçu vendredi matin, sur le Champ de Mars un jeune homme âgé de 17 ans, mécanicien. à Paris, nommé Adrien Bourdon, qui cherchait du travail. I le questionna, l'emmena au poste de police et bientôt le brigadier Sorgniard eut la conviction qu'il se trouvait en présence du jeune homme soupçonné du vol d'une ânesse et d'un attelage et que les brigades de gendarmerie de Saint-L6, Canisy, Marigny et de Cérisy-la-Salle recherchaient. Conduit au bureau des brigades de la rue du Neufbourg, le jeune homme fut remis entre les mains de M. Girault, gendarme à St-Lo, qui était chargé de l'enquête. Il avoua les deux vols qui lui étaient reprochés. Parti de Paris le 6 septembre, Adrien Bourdon, qui ne se plaît pas chez ses parents (il en est à sa huitième fugue), c'était embarqué à la gare de Paris-Invalides pour venir à Saint-Lo, où il descendit dimanche vers 1 heure du matin II erra aux environs de la gare, puis alla passer la nuit à Saint-Gilles. Dans la journée de lundi il gagna Montpinchon et vers 14 heures, il s'empara d'une ânesse appartenant à M. Emmanuel Savary, sur laquelle il se mit en selle pour reprendre la direction de Saint-Lô. En cours de route, après avoir fait plusieurs kilomètres i abandonna sa monture. Marcel Bourdon était revenu à Saint-Lô. Il chercha de l'embauche aux Etablissements Houyvet, et il devait dans l'après-midi venir chercher la réponse. Mais vers 13 heures, ayant aperçu une voiture attelée qui stationnait dans la cour de M. Pellé, restaurateur, il monta dans le véhicule et s'en alla dans la direction de Candol. Il continua, son chemin et abandonna la voiture à Quibou. Il détela le cheval, se mit en selle et gagna Carantilly. Dans cette localité, il abandonna le cheval et à petites journées reprit le chemin de Saint-Lo. Il passa la nuit de mercredi dans une voiture abandonnée aux environs de Cando et erra à l'aventure toute la journée de jeudi. Il a été conduit vendredi matin par la gendarmerie devant le procureur de la République, qui a fait écrouer en attendant qu'il soit renvoyé dans sa famille. |
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