| L'Auto-Vélo 14 septembre 1924 |
![]() |
|
LES ENQUÊTÉS DE L'AUTO Que pensent les Automobile Clubs d'une police routière privée ? Nous avons demandé à différents Automobile Clubs régionaux ce qu'ils pensaient du projet que M. Auscher avait soumis à M. Peytral, ministre des Travaux Publics, concernant l'organisation d'une police routière privée. Voici la réponse de M. Rousset, président de l'Automobile Club de Marseille : « Cette police privée serait chargée de surveiller la bonne application du Code de la Route et des arrêtés municipaux, aussi bien dans les agglomérations urbaines qu'en qu'en pleine campagne. Elle aurait le pouvoir de verbaliser, s'il le fallait, à l'encontre de tous les usagers de la route, quels qu'ils soient, car vous n'ignorez pas que jusqu'à présent les automobilistes seuls appliquent, à peu près, la nouvelle réglementation, et qu'il est tout aussi impossible qu'on peut le penser, d'obtenir que les charretiers tiennent leur droite et que les troupeaux soient munis des signaux lumineux réglementaires. « Nous pourrions, aussi, eomme vous le suggérez, servir d'agents informateurs des pouvoirs publics pour indiquer à ceux-ci toutes les modalités spéciales qu'il conviendrait d'apporter au Code en vigueur suivant l'endroit où il s'agit de l'appliquer. « Nous sommes, à l'Automobile Club de Marseille, et nous avons toujours été, absolument à la disposition des pouvoirs publics. Nous sommes convaincus que nous pourrions rendre, au point de vue de la circulation générale, automobile ou non, de très grands services et sommes prêts à nous y consacrer dès qu'on nous le demandera. Persuadés qu'une campagne de presse dans un journal comme le vôtre aura, dans ce sens, la plus heureuse influence, nous serions très heureux de voir l'Auto prendre en mains cette question. |
| Retour - Back 14 septembre 1924 |



