| Le journal des débats 21 septembre 1924 |
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Une série d'attentats à La Guadeloupe Depuis l'ouverture de la période électorale, un régime de terreur règne à la Guadeloupe. Le 8 mai, une bombe fut déposée dans le bureau du gouverneur de la colonie, M. Jocelyn Robert. Le 11 mai, une autre bombe fut lancée dans la mairie de Pointe-à-Pitre, dont le maire, M. Jean-François, venait d'être élu député. Le surlendemain, un engin était placé chez M: Moynac, chef du service de l'instruction publique. Quelques jours plus tard, c'est chez le juge de Pointe-à-Pitre chargé de l'instruction de ces divers attentats qu'il en était commis un quatrième. Un jugement, prononcé pour des faits remontant à 1922, condamna, sur ces entrefaites, M. René Boisneuf, ancien député de la colonie. Le lendemain, une bombe, était lancée chez M. Laure, président du tribunal. Le 29 août, une nouvelle bombe était déposée dans le palais du gouverneur, et, dans les premiers jours de septembre, il en éclatait une chez le receveur des contributions de la commune de Goyave. Tous ces engins avaient, en faisant explosion, déterminé des dégâts, sans heureusement faire de victime humaine. Le 12 septembre, avant-veille des élections cantonales, une formidable explosion se produisit dans la commune de Gosier, chez M. Anglas. La maison s'écroula, et sous les décombres on releva quatre cadavres et trois blessés. L'enquête ouverte aussitôt vient d'amener l'arrestation de M. René Boisneuf, sur qui pèsent de graves soupçons. |
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