Nouvelles des ports

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Rafiots et compagnies

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Nouvelles des escales

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La Presse 07 juillet 1923 (art. page deux)


humour  histoires de sourire

Lè progrès est une belle chose à condition de savoir s'en servir.

Ainsi on a pris depuis quelque temps l'excellente habitude de goudronner le pavé de bois de la chaussée parisienne. Malheureusement, ce travail cause de fâcheux incidents quand, comme ces jours derniers, le soleil se décide à taper dur. Ainsi rien n'était plus amusant que le spectacle offert hier par la rue du 4 Septembre. Sous l'action de la chaleur, le goudron se liquéfiait et collait aux talons des passants. Une midinette y laissa même son petit soulier. Et un chauffeur de lui crier : —Va donc, Cendrillon ! Il est vrai que cet incident procura quelques minutes de gaîté aux nombreux employés de ce quartier.


Une Cressonée ! assurait un vieux colonial, c'est le meilleur moyen d'être heureux avec quarante degrés à l'ombre ! « Quarante degrés d'alcool, naturellement. car les autres sont trop indigestes ».


L'un des trois sujets de philosophie, au! baccalauréat, était celui-ci : « La mémoire est-elle une fonction biologique ? », nous conte notre spirituel confrère « Aux Ecoutes ». Un des candidats comprit : « La baignoire est-elle une fonction biologique ? » Le sujet lui plut, et il le traita longuement, et avec une abondante argumentation. L’examinateur, stupéfait, donna un zéro à la dissertation avec cette note: « N'a pas traité le sujet indiqué ». Le candidat fut naturellement recalé ; mais ses parents ont adressé une protestation à Léon Bérard, prétendant que si leur enfant a entendu « Baignoire » au lieu de « Mémoire », c'est que le professeur chargé de lire les sujets préparés devait avoir une très mauvaise prononciation. Qui donc se plaignait qu'il n’y eût pas de baignoire dans les lycées ? En voici une, et en pleine Sorbonne.


Encore un mot d'esprit que l'on attribue au maître humoriste Tristan Bernard. Voyageant en province, il s'arrêta dernièrement dans une grande ville du Midi et s'informa auprès du directeur d'un grand hôtel :
Quel sont les prix de vos chambres ?
Au premier, 60 francs.
Au deuxième ?
40 francs
Au troisième ?
30 francs
Au quatrième ?
Il n’y a pas de quatrième, monsieur.
Tristan Bernard reprit sa valise et annonça :
— Je regrette, mais votre hôtel n'est pas assez haut !


C'était un industriel très serré, sinon avare. Il avait trois fils d'une folle prodigalité, ainsi que le veut le proverbe. Se sentant très mal et voulant donner un exemple de sagesse à ses héritiers, il recommanda à ses enfants de mettre chacun une somme dans son cercueil.
Les fils, qui étaient, malgré tout, de bons enfants, obéirent à cette dernière volonté.
Quand le père fut mont, le premier mit 500 francs dans le cercueil, le deuxième 1.000. Le troisième déclara : — ils n'ont pas mis assez ; moi, je mets deux mille francs ! Il prit les 1.500 francs et les remplaça par un chèque de 3.500. francs.


C'est la mode nouvelle... Connaissez-vous le coup de soleil égyptien ? C'est une mode, qui fait actuellement fureur en Amérique.
Jeunes gens et jeunes femmes s'appliquent sur la peau des dessins hiéroglyphiques, et s'exposent de longues heures au soleil. La peau brunit, et les parties couvertes par les hiéroglyphes se détachent en blanc. Ce qui donne une sorte de tatouage. C'est du plus joli effet, et cela empêchera peut-être certaines élégantes de choquer par un décolleté exagéré.


Pour n'en pas perdre l'habitude, nous découpons une bien curieuse annonce dans notre confrère Le Petit Nantais. Elle est ainsi rédigée : « Grande épicerie demande jeunes filles pour le magasin et jeunes gens pour faire la cour.» Aux jeunes filles sans doute. Mais que disent de cela les lecteurs bien pensants du Petit Nantais. Il est vrai qu'il faut bien encourager la repopulation.

Le Badaud