| Le Grand Écho du Nord 27 juillet 1923 (art. page une) |
![]() |
|
Les résultats de la flotte d’État Deux milliards et demi à l'eau Paris, 25. — On sait que pendant la guerre, l’État a cru indispensable de se constituer une flotte. Il estimait sans doute que nos armateurs n'étaient pas assez au courant du métier. Il a préféré, plutôt que d'utiliser leurs services, leur faire concurrence. Cette entreprise, comme les autres entreprises d’État, à coûté extrêmement cher : incurie, gabegie, inexpérience négligence, routine administrative, paperasserie ont réussi à paralyser la malheureuse fiotte d’État, dont le bilan est enfin connu. Le voici, présenté, après de laborieuses études, par M. Leboucq, député de Paris, chargé de l’examen de ce service. Achat et construction de navires 1.522.000.000 Reste donc un déficit brut de 1 milliard 998 millions, lequel, si l'on y ajoute les intérêts perdus, atteint le chiffre formidable de 2 milliards 548 millions. L’État va passer cette somme au compte de Profits et Pertes, et nous, contribuables, il ne nous reste plus qu'à passer à la caisse. |







































































