| L'Œuvre 24 février 1924 |
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Le budget français et la chute du franc
Le Times, commentant la crise du franc l'attribue en premier lieu au fait que le budget français, en y comprenant le budget extraordinaire, n'est pas équilibré. La France, écrit ce journal, ne doit pas compter sur des paiements de réparations, que plutôt il ne doit les considérer, s'ils se produisent, que comme de bonnes aubaines; le contribuable français devra d'abord compter sur lui pour assurer le salut économique de la France.
Les Financial News ont fait une enquête parmi les banquiers de la Cité sur la dépréciation des francs français et belge. Suivant l'opinion d'un banquier étranger. écrit ce journal, le franc français baisserait par suite des nouveaux impôts adoptés par la Chambre qui provoquent une fuite des capitaux à l'étranger. De nombreuses personnes vendent leurs fonds d'Etat et placent leurs capitaux à l'étranger pour éviter l'impôt. Quant au change belge, il suit par sympathie la situation du change français, quoique le marché soit beaucoup moins pessimiste quant à son avenir.
L'Observer écrit: Les Français, encouragés par M. Poincaré. pensaient pouvoir jouer du luth du militarisme sans qu'il leur en coûtât rien. Maintenant que les réparations qui devaient équilibrer le budget français n'ont pas été obtenues par l'occupation de la Ruhr, qui n'a fait qu'ajourner tout paiement de l'Allemagne, les personnes beaucoup plus sages et qui voient beaucoup plus loin se sont débarrassées de leurs francs. C'est là la cause profonde de la dépréciation de la devise française.
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