| L'Œuvre 20 mars 1924 |
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La fin des «pieds humides»A-t-on remarqué qu'il n'y a plus, aux abords de la Bourse, de ces marchands de valeurs périmées ou de titres émis par des sociétés fabuleuses ou englouties, marchands qu'on désignait sous le nom de • pieds humides » et qui vendaient chaque titre de deux à vingt sous ? Pourquoi les « pieds humides » ont-ils disparu? C'est que la spéculation s'exerce là comme ailleurs et que les fallacieux papiers ainsi mis en vente naguère pour presque rien font aujourd'hui, tout comme la livre et le dollar, l'objet de demandes sérieuses. D'autre part, la modeste clientèle des « pieds humides », qui se contentait de gains insignifiants ou même qui vivait d'espoir, a elle aussi disparu. Le « pied humide » n'est plus désormais qu'un type historique, un souvenir pittoresque pour l'histoire anecdotique de Paris. |







































































