| L'Œuvre 13 juillet 1924 |
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LES JEUX OLYMPIQUES LA COURSE DE MARATHON sera-t-elle une course à la mort ? La semaine athlétique de la VIII Olympiade sera terminée ce soir. La classique course de Marathon, inscrite au programme et qui sollicite des champions le dur effort que représentent les 42 kilomètres du parcours est l'événement du jour. La chaleur suffocante que nous subissons attire l'attention sur cette compétition dont la sévérité se trouvera aggravée par une température dangereuse. Les organisateurs l'ont compris en ajournant à 17 h. 30 le départ, qui était annoncé pour 16 heures. Cette disposition est-elle suffisante ? C'est la question qui se pose. Déjà hier le cross-country olympique, que gagnèrent les Finlandais, avec Nurmi en tête, devançant l'équipe des Etats-Unis et celle de la France, a fait courir de gros dangers à plusieurs coureurs. Un de ceux-ci a dû être transporté, en mauvais état, à l'hôpital Beaujon. Sur quarante partants, les trois quarts abandonnèrent asphyxiés par la chaleur. Que ne peut-on craindre avec une course quatre fois plus longue? La température excessive est un cas de force majeure. Le protocole olympique a-t-il prévu les cas de ce genre? Les accidents qui pourraient se produire et il n'y a pas besoin de courir le Marathon pour s'y trouver exposé ne manqueraient pas d'être exploités contre l'idée sportive elle-même. Sur ce point, il serait prudent que l'on se prémunit. MARCEL DELARBRE. |
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