| Excelsior 20 juillet 1924 |
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Bien plus que dans les autres voies, où l'opération est rendue difficile par l'étroitesse du passage accordé aux véhicules, le jeu de la course automobile, qui consiste pour les chauffeurs à se dépasser l'un l'autre, devient un danger et parfois un danger mortel pour les piétons qui tentent de traverser, aux heures d'affluence, les voies parisiennes où fonctionne la circulation à sens unique. La question si grave de la circulation, pour laquelle on a déjà beaucoup fait, préoccupe actuellement les services compétents de la préfecture de police. Aux croisements particulièrement encombrés, des signaux optiques ont été installés. Et depuis que les automobilistes ont satisfait leur curiosité première et ont perdu l'habitude de stationner devant les signaux, uniquement pour les admirer, ces signaux rendent de grands services. Ces signaux, qui n'ont encore été établis qu'aux carrefours Sébastopol-Rivoli et grands boulevards-boulevard de Strasbourg, vont être multipliés. Il en sera placé d'analogues sur les grands boulevards, à l'intersection des rues Montmartre, Drouot, de la Chaussée-d'Antin, de l'avenue de l'Opéra, de la rue Scribe et de la rue Daunou. Ce n'est pas la seule mesure dont la préfecture de police poursuive la réalisation dans la mesure des crédits disponibles, Tandis qu'un phare clignote au sommet de l'appareil et attire l'attention du chauffeur, un carreau rouge est éclairé d'une façon continue au- dessous du phare et porte ces mots en lettres blanches « Sens interdit. » Une quarantaine de ces appareils vont être placés à l'entrée des rues «à circulation à sens unique ». La préfecture de police songe aussi à faire placer sur la vitre des réverbères une pastille rouge d'un diamètre assez grand pour attirer l'attention du passant. |
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